[elb_liveblog id="1045221"] La Groupe d'action financière internationale (GAFI) a annoncé le retrait de l'Afrique du Sud, du Nigeria, du Mozambique et du Burkina Faso de sa liste grise des pays soumis à une surveillance accrue en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. L'organisation, basée à Paris, a justifié cette décision par les progrès significatifs réalisés par les quatre pays dans la mise en œuvre des réformes exigées. Selon un communiqué publié vendredi, la GAFI a mené des « visites sur le terrain » qui ont confirmé la conformité accrue des systèmes financiers nationaux avec les standards internationaux. Des avancées saluées par la GAFI La présidente du groupe, Elisa de Anda Madrazo, a qualifié cette évolution de « succès remarquable pour le continent africain », soulignant les efforts déployés pour renforcer la transparence financière et le contrôle des flux illicites. Elle a détaillé les améliorations apportées dans chaque pays : * L'Afrique du Sud a consolidé ses mécanismes de détection du blanchiment et du financement du terrorisme. * Le Nigeria a mis en place de nouvelles structures de coordination interinstitutionnelle. * Le Mozambique a intensifié l'échange d'informations entre ses services de renseignement financier. * Le Burkina Faso, pour sa part, a renforcé la supervision de son secteur bancaire et de ses institutions financières. Une levée symbolique et stratégique Ces quatre Etats avaient été inscrits sur la liste grise entre 2021 et 2023 : le Burkina Faso en 2021, le Mozambique en 2022, et le Nigeria et l'Afrique du Sud en 2023. Leur retrait de cette liste signifie qu'ils ne seront plus soumis à une surveillance renforcée, bien que la GAFI continuera de suivre leurs progrès à long terme. Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a salué la décision, la qualifiant de « jalon majeur sur la voie de la réforme économique et de la crédibilité internationale du Nigeria ». La Cellule de renseignement financier nigériane a précisé avoir exécuté un plan d'action en 19 points pour démontrer sa conformité. De son côté, le commissaire sud-africain aux recettes, Edward Kieswetter, a souligné que cette étape n'était « pas une fin en soi, mais une avancée dans la construction d'un système financier plus solide et plus transparent ». En juillet dernier, la ministre mozambicaine des Finances, Carla Louveira, avait déjà affirmé que son pays visait à présenter, d'ici 2030, un paysage financier radicalement transformé par rapport à celui évalué en 2021. Un signal positif pour le continent africain La GAFI, qui regroupe plus de 200 pays engagés contre le blanchiment et le financement du terrorisme, maintient deux listes : * une liste grise, pour les Etats en réforme, * et une liste noire, qui comprend actuellement l'Iran, la Corée du Nord et le Myanmar. Ce retrait collectif d'Etats africains, une première depuis plusieurs années, est perçu comme un signe encourageant pour les économies du continent, souvent fragilisées par la défiance des investisseurs internationaux face aux risques financiers. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!