The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Dans une décision sans précédent au Royaume-Uni, le roi Charles III a officiellement retiré à son frère cadet, le prince Andrew, tous ses titres royaux et l'a expulsé de sa résidence de "Royal Lodge" à Windsor, a annoncé le palais de Buckingham mercredi soir. Cette décision historique secoue profondément la monarchie britannique et marque une rupture nette au sein de la famille royale. Le communiqué du palais précise qu'à compter de ce jour, Andrew, âgé de 65 ans, sera désormais connu sous le nom d'Andrew Mountbatten-Windsor, sans aucun titre d'« Altesse Royale » ni d'« ancien prince ». Cette mesure intervient après qu'il a abandonné le titre de duc d'York plus tôt en octobre, sous la pression de l'opinion publique et du gouvernement britannique, en raison de son implication présumée dans le scandale Jeffrey Epstein, l'homme d'affaires américain retrouvé mort dans sa cellule en 2019 avant d'être jugé pour trafic sexuel. Une rupture historique pour la monarchie britannique Jamais auparavant, dans l'histoire moderne du Royaume-Uni, un membre aussi proche du souverain n'avait été dépouillé de tous ses privilèges royaux. Selon le communiqué du palais, le roi Charles III a également exigé qu'Andrew quitte sa résidence de "Royal Lodge" à Windsor, située à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Londres. Le prince devra désormais s'installer dans une propriété privée hors du domaine royal. Le texte précise que cette décision est à la fois « disciplinaire et nécessaire », le roi estimant qu'il était de son devoir de préserver la réputation et la crédibilité de la Couronne britannique. « Leurs majestés, le roi et la reine, souhaitent réaffirmer leur compassion envers toutes les victimes d'abus et les survivants », ajoute le communiqué. Un prince déchu au cœur d'un scandale mondial Le prince Andrew, ancien héros militaire de la guerre des Malouines, voit ainsi s'effondrer un prestige qu'il détenait depuis sa naissance. Son amitié avec Jeffrey Epstein et les accusations portées par Virginia Giuffre, une Américaine qui l'accuse d'agression sexuelle alors qu'elle était mineure, ont durablement terni son image au Royaume-Uni et dans le monde. Malgré ses démentis répétés, la pression médiatique et politique n'a cessé de croître, conduisant Buckingham Palace à le priver de ses fonctions officielles dès 2019. Le roi Charles III, déterminé à restaurer la crédibilité de la monarchie dans un contexte de défiance populaire, a donc choisi de frapper fort, d'autant que le Royaume-Uni traverse une période politique et sociale difficile, marquée par l'austérité et les tensions sur la santé publique. Cette décision intervient également alors que le souverain, âgé de 76 ans, poursuit son traitement contre un cancer, ce qui ajoute une dimension humaine et symbolique à ce geste d'autorité. L'affaire Epstein, un scandale mondial qui continue de hanter la monarchie britannique Le scandale Jeffrey Epstein, du nom du financier américain accusé de trafic sexuel de mineures, a éclaté en 2019 après sa mort suspecte dans une prison fédérale de New York. Epstein, qui entretenait un vaste réseau d'influence impliquant des personnalités politiques, économiques et royales, aurait organisé pendant des années l'exploitation sexuelle de jeunes filles sur ses propriétés aux Etats-Unis et dans les Caraïbes. Parmi les figures éclaboussées par cette affaire figuraient Ghislaine Maxwell, condamnée à 20 ans de prison pour complicité, et le prince Andrew, accusé par Virginia Giuffre d'avoir eu des relations sexuelles avec elle alors qu'elle était mineure. Bien qu'il ait toujours nié ces faits, l'affaire a contraint Andrew à se retirer de la vie publique, après un règlement financier à l'amiable conclu en 2022, entachant durablement l'image de la monarchie britannique. Une sanction définitive ou une rédemption possible ? Dans un bref communiqué publié à Londres, Andrew Mountbatten-Windsor a indiqué que son retrait était « le fruit de consultations avec le roi et les membres de la famille royale », ajoutant qu'il plaçait « l'intérêt du Royaume-Uni au-dessus du sien ». Mais pour la presse britannique, il s'agit d'un exil définitif de la vie royale, comparable à celui d'Edouard VIII après son abdication en 1936. Cette décision, qualifiée par The Guardian de « tournant historique pour la monarchie britannique », illustre la volonté du roi Charles III de moderniser l'institution et d'imposer une tolérance zéro face aux scandales. La famille royale, déjà fragilisée par le départ du prince Harry et de Meghan Markle, tente ainsi de restaurer la confiance des Britanniques dans une institution vieille de plus de mille ans. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!