The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La Tunisie fait face à un constat préoccupant : seulement 17,8 % des nourrissons bénéficient d'un allaitement maternel exclusif jusqu'à l'âge de six mois, selon les données de l'enquête MICS 2023. Ce taux est bien en deçà de la moyenne mondiale (48 %) et reste loin de l'objectif fixé par l'Organisation mondiale de la santé pour 2025 (50 %). C'est dans ce contexte que la Cité des Sciences de Tunis a accueilli, les 7 et 8 novembre, la 6e édition des Journées nationales de l'allaitement maternel, organisée par l'association Hanan. L'événement a réuni professionnels de la santé, chercheurs, représentants gouvernementaux, organisations de la société civile, parents et étudiants en médecine autour d'une question centrale : comment inverser cette tendance inquiétante ? Un front associatif uni pour défendre le lait maternel L'édition 2025 a marqué un tournant décisif avec la création d'un large front associatif réunissant l'association Hanan, la Société tunisienne de néonatologie, l'Association tunisienne des sages-femmes, l'Association nationale des orthophonistes, ainsi que des spécialistes en psychiatrie et en pédopsychiatrie, Associa-Med, Salon des patients et l'Association tunisienne d'ergothérapie. Ce coalition inédite a mis en commun des compétences médicales, psychologiques et sociales pour renforcer la culture de l'allaitement maternel et replacer cette pratique au cœur de la santé publique. Un échange scientifique à dimension internationale La rencontre a également revêtu une dimension internationale grâce à la participation de consultantes certifiées venues de France (Céline Guérin, Linda Bourchet) et aux interventions à distance d'expertes des Emirats arabes unis (Dr Evelyn Rouf) et du Maroc (Dr Amina Barakat). Cet échange Sud–Sud et Nord–Sud a enrichi les débats et ouvert la voie à des coopérations régionales concrètes. Une mobilisation institutionnelle et scientifique Le ministère de la Santé a réaffirmé son engagement à faire de l'allaitement maternel une priorité nationale, tandis que le ministère des Affaires sociales, à travers l'Institut tunisien de santé et de sécurité au travail, a mis en lumière les enjeux sociaux et professionnels liés à la conciliation entre maternité et emploi. Les débats ont abordé des thèmes variés : accompagnement prénatal, nutrition des prématurés, troubles bucco-dentaires, apnée du sommeil, bénéfices psychologiques et impacts environnementaux. Des modèles inspirants Des expériences réussies du Maroc et des Emirats arabes unis autour de l'initiative "Hôpitaux amis des bébés" ont été présentées comme modèles adaptables au contexte tunisien. Les parents et étudiants en médecine ont, eux aussi, contribué activement aux discussions, plaidant pour une approche participative et communautaire de la santé infantile. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Des messages clairs * L'allaitement maternel n'est pas qu'une affaire de femmes, mais une question de santé publique nationale. * Il est urgent de renforcer la protection contre la publicité agressive des substituts du lait maternel. * Le nouvel élan associatif représente une force de proposition capable d'accompagner les politiques publiques. * Enfin, le taux de 17,8 % n'est pas une fatalité, mais un signal d'alarme appelant à une action collective, coordonnée et durable. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!