The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Un acte de vandalisme a visé récemment un atelier de peinture pour enfants situé au parc Essaâda à La Marsa, dirigé par Hayet Chlagou. L'espace dédié à la créativité des plus jeunes a été saccagé et plusieurs équipements ont été volés ou détruits, suscitant la colère des parents et l'indignation des habitants de la région. Dans une déclaration à Tunisie Numérique, Chlagou n'a pas caché sa profonde déception. Elle décrit ce qui s'est produit comme « une agression contre l'enfance avant d'être une agression contre moi ». Elle affirme œuvrer depuis des années à offrir aux enfants un refuge artistique où ils peuvent grandir, s'exprimer et s'éloigner des risques d'errance sociale. « Je veux qu'on dise d'un enfant qu'il est artiste, pas délinquant. Mon rôle est de les accompagner, de leur offrir un espace où ils se sentent fiers de ce qu'ils créent », ajoute-t-elle avec émotion. La propriétaire explique que l'atelier se trouve dans un environnement difficile, au sein d'un parc fréquenté par de nombreux jeunes livrés à eux-mêmes en raison de l'absence de sécurité, d'éclairage et de caméras de surveillance. « Le parc n'est pas protégé. La nuit, c'est dangereux : alcool, drogues, agressions, mauvaise influence. Les enfants devraient pouvoir s'épanouir ici, pas en avoir peur », déplore-t-elle. Suite à cette attaque, une plainte a été déposée et la police est intervenue rapidement pour constater les dégâts et ouvrir une enquête. Chlagou exprime sa gratitude envers les agents et espère que les responsables, quels que soient leur âge ou leur statut, seront traduits en justice. Elle souligne que l'incident n'est pas isolé : vols répétés, destruction de câbles électriques, sabotage de l'installation d'eau... Des dépenses supplémentaires qu'elle assume régulièrement : « Je répare chaque fois pour que les enfants ne soient pas privés de cet espace. Ils méritent un lieu sûr qui nourrit leurs talents. » Hayet Chlagou appelle enfin la municipalité de La Marsa et les autorités locales à sécuriser le parc Essaâda, considéré comme l'unique espace de respiration pour de nombreuses familles, afin de protéger les enfants et d'éviter une potentielle spirale d'exclusion sociale. « L'art peut sauver un enfant... Ne laissons pas disparaître les lieux qui leur offrent de l'espoir », insiste-t-elle. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!