The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Les tensions politiques s'intensifient en Amérique latine après l'opération américaine menée au Venezuela, qui a conduit à l'arrestation du président Nicolás Maduro. Ce lundi, le président américain Donald Trump a multiplié les déclarations offensives à l'encontre de plusieurs dirigeants de la région, au premier rang desquels le président colombien Gustavo Petro. S'exprimant à bord de l'avion présidentiel, Donald Trump a qualifié son homologue colombien de « l'homme malade », affirmant que la Colombie était « dirigée par un homme qui ne restera pas longtemps en place ». Ces propos marquent une nouvelle escalade verbale dans une relation déjà tendue entre Washington et Bogotá depuis plusieurs mois. Le président américain a également salué l'opération menée par l'armée américaine à Caracas, estimant que « l'opération semble bonne », en référence directe à l'arrestation de Nicolás Maduro, actuellement détenu à New York. Cette intervention militaire a provoqué une onde de choc dans l'ensemble de la région, alimentant les craintes d'une extension des tensions. Mexique et Cuba aussi visés par les avertissements américains Dans la foulée, Donald Trump a élargi ses menaces à d'autres pays de la région. Il a affirmé que le Mexique devait « mettre de l'ordre dans ses affaires », ajoutant qu'« il fallait faire quelque chose concernant le Mexique », sans toutefois préciser la nature des mesures envisagées. Le président américain s'est également adressé à Cuba, estimant qu'une intervention militaire américaine n'y était pas nécessaire, le pays étant, selon lui, « sur le point de s'effondrer de lui-même ». Samedi déjà, Donald Trump avait averti que « Cuba est un sujet dont nous parlerons tôt ou tard ». Accusations directes contre la Colombie Samedi soir, peu après l'arrestation de Nicolás Maduro, Donald Trump avait lancé une série d'accusations graves contre Gustavo Petro, affirmant que le président colombien « produit de la cocaïne et l'envoie vers les Etats-Unis », l'exhortant à « faire attention ». Le mois dernier, le président américain avait même déclaré que Gustavo Petro « pourrait être la prochaine cible » de sa campagne régionale contre le trafic de drogue. Ces déclarations s'inscrivent dans le cadre de la politique américaine de lutte contre le narcotrafic en Amérique latine, qui s'est traduite par le retrait de l'accréditation de la Colombie comme partenaire clé dans ce domaine, une réduction des aides américaines et une rhétorique de plus en plus agressive envers Bogotá. Bogotá dénonce une opération « sans base légale » De son côté, le président colombien a fermement condamné l'opération américaine. Sur le réseau social X, Gustavo Petro a dénoncé « l'enlèvement » du président vénézuélien, affirmant que l'opération « ne repose sur aucune base juridique ». Il a également critiqué le bombardement de Caracas, qualifiant cet acte de « tache honteuse » dans l'histoire du continent, ajoutant que les Etats-Unis seraient, selon lui, « le premier pays à bombarder une capitale en Amérique du Sud dans l'histoire humaine ». Dans une déclaration particulièrement virulente, il a comparé cette action à des pratiques qu'il attribue à des figures historiques controversées, affirmant qu'un tel acte « n'a été commis ni par le Premier ministre israélien Benjamín Netanyahu, ni par Adolf Hitler, ni par Francisco Franco, ni par António de Oliveira Salazar ». Gustavo Petro a appelé à la formation d'une alliance des pays d'Amérique latine face à ce qu'il considère comme une agression, et a demandé la tenue d'une réunion d'urgence de l'Organisation des Etats américains et des Nations unies afin d'examiner la « légitimité de cette attaque ». Une crise diplomatique régionale en gestation Le président colombien rejette catégoriquement les accusations américaines selon lesquelles son pays produirait des drogues destinées au marché américain, estimant que Donald Trump est « mal informé et induit en erreur concernant la Colombie ». Cette nouvelle séquence marque une dégradation supplémentaire des relations entre Washington et plusieurs capitales latino-américaines, dans un contexte régional déjà fragilisé par l'intervention américaine au Venezuela. Les observateurs redoutent désormais une montée des tensions diplomatiques et sécuritaires, susceptible de redessiner les équilibres politiques en Amérique latine. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!