The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La cheffe du gouvernement, Mme Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, ce mardi matin au Palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel consacré au projet de plan de développement pour la période 2026-2030. La cheffe du gouvernement a souligné que le projet de plan de développement 2026-2030 a fait l'objet d'un suivi rigoureux et continu à toutes les étapes de son élaboration. Elle a précisé qu'il repose, pour la première fois en Tunisie, sur une approche ascendante, partant du niveau local vers les niveaux régional et interrégional, pour aboutir au niveau national. Elle a expliqué que le plan a été élaboré sur la base de la synthèse des rapports préparés par les conseils locaux, régionaux et des districts, dans le cadre de l'unité de l'Etat, garantissant ainsi la cohérence entre les politiques sociales et économiques et les projets de développement proposés par les différentes instances élues. L'objectif est de jeter les bases d'un nouveau modèle de développement assurant la justice sociale et un développement équitable et équilibré, conformément à la vision du Président de la République, Kaïs Saïed, et répondant aux aspirations légitimes des Tunisiennes et des Tunisiens. Elle a indiqué que le plan de développement 2026-2030 consacre la dimension sociale comme choix stratégique constant de l'Etat. Il vise à instaurer une intégration économique et sociale globale et équitable entre les régions, tout en préparant le terrain à la construction d'une économie forte, résiliente et capable de faire face aux mutations mondiales. Elle a précisé que ce plan s'inscrit dans un contexte international marqué par des tensions géostratégiques, une recomposition de la carte politique mondiale vers un monde multipolaire, un ralentissement de la croissance mondiale et une orientation vers des chaînes de production plus proches. Elle a également relevé que la conjoncture mondiale est caractérisée par des transformations numériques accélérées, le développement de l'intelligence artificielle, l'élargissement de la fracture numérique et technologique entre les pays, ainsi que par la transition énergétique et les défis climatiques et environnementaux. Ceux-ci se traduisent notamment par une dépendance accrue aux énergies renouvelables, une recomposition des schémas traditionnels de production et de distribution de l'énergie, une orientation des investissements vers les technologies propres dans le cadre de l'économie verte et circulaire, ainsi que par l'intensification des pressions environnementales liées à la pollution et à la gestion des déchets. La cheffe du gouvernement a précisé que le scénario retenu pour l'élaboration de ce plan vise avant tout la réalisation de la justice sociale et d'un développement équitable et équilibré, piliers centraux de la politique économique de l'Etat. Sur le plan économique, elle a affirmé que l'objectif est d'élever le rythme de la croissance à des niveaux plus soutenus, en appuyant les secteurs à forte valeur ajoutée, en renforçant l'innovation, la recherche et le développement, et en stimulant l'investissement productif. Cette orientation vise à accroître la résilience de l'économie nationale face aux chocs, à améliorer sa compétitivité, à créer des emplois décents et à réduire le chômage, en particulier chez les jeunes et les diplômés de l'enseignement supérieur. Sur le plan social, le plan ambitionne de renforcer la justice sociale à travers l'élargissement de la base des bénéficiaires des fruits de la croissance, afin de réduire les taux de pauvreté et de précarité, de consolider les systèmes de protection sociale et de garantir l'égalité des chances dans l'accès à l'éducation, à la santé et à l'emploi, renforçant ainsi la cohésion sociale et la confiance des citoyens dans les politiques publiques. Sur le plan territorial, le plan vise à orienter les investissements, notamment publics, vers les régions les moins développées, en accordant la priorité au développement des infrastructures et à l'amélioration de la qualité des services de base. Il s'agit de stimuler le développement local, de réduire les disparités régionales et de renforcer l'attractivité des territoires, afin de consolider un développement territorial équilibré et de favoriser l'émergence de nouveaux pôles de croissance en dehors des centres traditionnels. La cheffe du gouvernement a insisté sur l'importance de la mise en œuvre des réformes nécessaires au niveau des textes juridiques, de manière à garantir la cohérence entre les dimensions économique, sociale et territoriale, à travers une approche fondée sur l'instauration d'un modèle de développement global et équitable, à même de répondre aux attentes et aux ambitions des citoyens. Elle a également affirmé que le projet de plan de développement 2026-2030 constitue une étape nationale décisive, rompant avec les politiques antérieures ayant engendré des déséquilibres sociaux, économiques, environnementaux et institutionnels. Il trace les contours de la prochaine phase sur la base des choix nationaux de l'Etat, garantissant une répartition juste et équilibrée de la richesse au profit de l'ensemble des Tunisiennes et des Tunisiens, conformément aux orientations du Président de la République. Dans ce cadre, elle a souligné que l'amélioration des revenus et des conditions de vie des citoyens constitue un objectif stratégique de l'Etat, contribuant à renforcer la justice sociale, à ouvrir de nouvelles perspectives de développement territorial équilibré et à dynamiser le cycle économique. De son côté, le ministre de l'Economie et de la Planification, M. Samir Abdelhafidh, a présenté lors de ce conseil un exposé détaillé portant sur le cadre macroéconomique, la synthèse des travaux de coordination entre les rapports émanant des conseils locaux, régionaux et des districts, ainsi que sur les exigences liées à la concrétisation des objectifs de croissance et des nouvelles perspectives de développement. Il a également exposé les hypothèses et les objectifs stratégiques de la performance sectorielle pour la période 2026-2030, notamment dans les domaines de l'agriculture, des industries manufacturières, du phosphate, de l'énergie, du transport et du renforcement de l'effort exportateur. Il a, en outre, présenté les priorités, orientations et objectifs stratégiques issus des attentes des différentes instances élues, les principales réformes et mesures proposées, ainsi que la méthodologie de traitement du portefeuille des projets susceptibles d'être intégrés au plan de développement 2026-2030. À l'issue des travaux du conseil, la cheffe du gouvernement a indiqué que le projet de plan de développement 2026-2030 sera soumis, lors de la prochaine étape, à l'examen du Conseil des ministres, après prise en compte de l'ensemble des observations formulées par les membres du gouvernement. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!