The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Cette année il a beaucoup plu au Maroc et il faut s'en réjouir, après 7 ans d'une sécheresse implacable qui a durement frappé le PIB du pays. Mais les fortes précipitations ont aussi leur corollaire : des dégâts à grande échelle, dans des contrées qui n'ont pas nécessairement les infrastructures et l'urbanisation taillées pour cette quantité d'eau. Après les dégâts matériels et humains, les contrecoups économiques… Plus de 100 000 personnes ont été évacuées dans la province de Larache pour cause de crues exceptionnelles qui sévissent depuis plusieurs jours dans cette région du nord-ouest du pays. Il y a aussi les conséquences économiques, palpables, notamment dans la zone de Ksar El-Kébir, qui abrite les terres agricoles alimentant la région de Tanger. La plaine, réputée pour ses champs de céréales, de pommes de terre et de betteraves sucrières, est complètement dévastée. Les pertes de productions sont très conséquentes. Abdellah El-Fergui, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises, qui est également opérateur économique à Ksar El-Kébir, a confié ceci à RFI : «C'est l'arrière-pays de Tanger. Lorsqu'on connaît Tanger, on sait que c'est le deuxième pôle économique du Maroc après Casablanca. Or, c'est Ksar El-Kébir qui approvisionne toute la région, d'un point de vue agricole, artisanal ou en matière de mains d'œuvre». Des pans entiers de Ksar El-Kébir sont sous les eaux. L'activité économique repose sur des artisans, des petits commerces ; Abdellah El-Fergui redoute une cascade de faillites d'entreprises. Il demande aux autorités de décréter des allègements économiques. «Au niveau des arriérés des impôts, au niveau de diverses administrations et banques, etc., nous avons demandé à ce qu'il y ait une commission de veille économique qui va traiter ces dossiers-là. C'est comme pour le Covid : il faut accompagner ces entreprises», plaide le responsable. La confédération des TPE/PME pointe du doigt les failles dans la gestion des ressources hydriques dans cette zone traditionnellement frappée par les inondations et de manière fréquente. Le barrage Oued El Makhazine, à une dizaine de kilomètres de Ksar El-Kébir, affiche un taux de remplissage phénoménal de 146,85%, a déclaré hier mercredi 4 février le ministère de l'Equipement et de l'Eau du Maroc. Rappelons que mi-décembre dernier, 37 personnes avaient trouvé la mort à Safi, sur la côte Atlantique, suite à des crues d'une rare intensité et des inondations. C'est le bilan humain le plus lourd durant la dernière décennie pour des intempéries de cette nature dans le royaume. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!