Article réservé aux abonnés The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La monnaie fiduciaire ne se réduit pas à un instrument d'échange. Elle est aussi un marqueur de souveraineté. La réédition du billet de 20 dinars par la Banque centrale de Tunisie aurait pu passer inaperçue. Une formalité administrative, en apparence : rotation classique des coupures, actualisation des signatures, continuité graphique. Rien, a priori, qui ne mérite plus qu'un communiqué technique. Mais le calendrier, lui, ne relève pas du détail : À la veille du mois de Ramadan — période de consommation intense — la masse fiduciaire ( Billets et Monnaies en circulation- BMC) atteint des niveaux inédits. Dans le même temps, la transition vers les paiements numériques progresse plus lentement qu'annoncé et la confiance financière demeure fragile. Dans ce contexte, le moindre signal monétaire prend une dimension particulière. Fondamentalement, un billet de banque n'est jamais neutre. Il est un marqueur de souveraineté, un instrument de politique économique, un objet de confiance. Or, fait inhabituel, la Banque centrale n'a accompagné cette « nouvelle » émission d'aucune communication significative. Une discrétion qui interroge, là où, traditionnellement, chaque modification — même mineure — faisait l'objet d'un dispositif de communication dédié! Derrière la continuité affichée se dessine ainsi une question plus stratégique : la Tunisie revendiquerait-elle un statu quo monétaire assumé, ou révèlerait-elle une difficulté à projeter sa souveraineté dans l'économie de demain ? Un billet de banque n'est jamais neutre. Il est un signal. Et le billet de 20 dinars ( type 2025), en réalité, a très peu changé. Et c'est peut-être précisément ce qui mérite d'être interrogé. Tentative d'analyse. Vous avez envie de lire la suite Abonnez-vous et débloquez tous les articles S'abonner Déjà abonné ? Connectez-vous Connexion Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!