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Par Imed Derouiche – Hormuz : le prix du risque
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026


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Les marchés pétroliers ne réagissent pas aux pénuries. Ils réagissent aux probabilités.
Après les frappes visant l'Iran et les incidents impliquant des navires au détroit de Hormuz, le baril a immédiatement intégré une prime géopolitique. Non parce que l'offre mondiale s'est effondrée, mais parce qu'environ 20 millions de barils par jour — soit près de 20 % du commerce mondial de pétrole — transitent par ce corridor stratégique.
Sur ces volumes, environ 17 millions de barils/jour concernent le brut et le reste des condensats et produits raffinés. Une perturbation partielle de seulement 3 à 5 millions de barils/jour suffirait à créer un choc majeur, compte tenu de l'élasticité extrêmement faible de l'offre à court terme.
La capacité excédentaire immédiatement mobilisable de l'OPEP+ est estimée entre 3 et 4 millions de barils/jour, principalement concentrée en Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis. Toutefois, produire davantage ne garantit pas la capacité de livrer si le corridor maritime est perturbé.
Les stocks commerciaux des pays de l'OCDE s'élèvent à environ 2,8 milliards de barils, soit l'équivalent d'environ 60 jours d'importations nettes. Ce coussin paraît confortable en apparence, mais il n'est pas uniformément réparti et son utilisation coordonnée nécessite des décisions politiques majeures.
Historiquement, une perte effective de 1 million de barils/jour peut générer une hausse de 5 à 10 dollars par baril selon les conditions de marché. Dans un contexte de tension logistique et d'anticipations spéculatives, un choc de 3 à 4 millions de barils/jour pourrait pousser les prix au-delà de 100 dollars, surtout si la perturbation dépasse quelques semaines.
Trois scénarios se dessinent.
Premier scénario : désescalade rapide. La prime géopolitique se contracte partiellement, et le baril revient vers sa valeur fondamentale, probablement dans une fourchette 80–90 dollars.
Deuxième scénario : perturbations intermittentes. Surcoûts d'assurance maritime multipliés par deux ou trois, retards de chargement, escortes navales. Le baril pourrait se stabiliser durablement autour de 90–100 dollars.
Troisième scénario : fermeture de facto ou paralysie prolongée. Une réduction prolongée de 4 à 5 millions de barils/jour propulserait les prix vers 110 dollars ou plus, avec des effets inflationnistes mondiaux significatifs.
Chaque hausse durable de 10 dollars du baril augmente l'inflation mondiale d'environ 0,2 à 0,3 point et pèse sur la croissance des économies importatrices nettes. Les banques centrales se retrouvent alors confrontées à un dilemme : lutter contre l'inflation énergétique ou préserver une croissance déjà fragile.
Malgré l'accélération des énergies renouvelables, les hydrocarbures représentent encore près de 80 % de la consommation énergétique mondiale. Cette réalité confère aux détroits stratégiques un pouvoir systémique disproportionné.
Hormuz n'est pas seulement un passage maritime. C'est un multiplicateur de risque macroéconomique.
Le prix du pétrole aujourd'hui ne reflète pas une guerre. Il reflète la probabilité qu'un incident régional devienne un choc global.
Imed Derouiche
Expert en énergie, hydrogène et transition numérique
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