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Les cours mondiaux du pétrole brut ont connu une forte volatilité lors des échanges hors séance à la fin de la semaine écoulée, suite aux récents développements militaires au Moyen-Orient. Les craintes de perturbations de l'approvisionnement via le détroit d'Ormuz plongent le marché de l'énergie dans un état d'alerte accrue. Hier dimanche 1er mars, le prix du pétrole brut Brent de la mer du Nord a augmenté d'environ 10%, oscillant autour de 80 dollars le baril, suite aux informations faisant état de frappes aériennes contre l'Iran. Les analystes estiment qu'il s'agit d'une réaction immédiate du marché face à l'accroissement des risques géopolitiques, faisant planer le spectre d'une nouvelle crise énergétique. La situation s'est envenimée lorsque les pétroliers, les compagnies pétrolières et gazières et les négociants ont simultanément suspendu le transport de pétrole brut, de carburants et de gaz naturel liquéfié (GNL) par le détroit d'Ormuz. Cette décision faisait suite à un avertissement de l'Iran concernant les voies de navigation dans la région. Des analystes prévoient que si les tensions persistent, les prix du pétrole approcheront rapidement les 100 dollars le baril au cours de la semaine de cette semaine et pourraient même dépasser ce niveau si la perturbation dans le détroit d'Ormuz persiste. D'autres experts préviennent que la fermeture du détroit d'Ormuz pourrait entraîner une baisse nette de 8 à 10 millions de barils par jour de l'approvisionnement mondial en pétrole brut, même après le détournement d'une partie du flux via les oléoducs d'Arabie saoudite et d'Abu Dhabi. On prévoit, à cet effet, que les prix du pétrole pourraient augmenter de 20 dollars supplémentaires, pour atteindre 92 dollars le baril. Afin de calmer le marché, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires, connus sous le nom d'OPEP+, ont convenu d'augmenter leur production de 206 000 barils par jour à partir d'avril 2026. Cependant, les analystes estiment que cette augmentation est trop modeste (moins de 0,2 % de la production mondiale) et peu susceptible d'endiguer la flambée actuelle des prix. Dans plusieurs régions du monde notamment en Asie, les gouvernements et les principales raffineries ont commencé à revoir d'urgence leurs niveaux de réserves stratégiques et à rechercher des routes maritimes et des sources d'approvisionnement alternatives afin d'atténuer les risques liés aux perturbations des chaînes d'approvisionnement au Moyen-Orient.
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