Le 1er novembre 2016, l'Union Féministe Libre (UFL) qui milite dans un cadre associatif pour les droits des femmes a dévoilé dans un communiqué l'arrestation de deux filles marocaines de 16 et de 17 ans pour homosexualité. Les deux ont été surprises entrain de s'embrasser selon un parent qui n'a pas hésité à alerter les forces de l'ordre. L'affaire a été su grâce à l'une des mères des deux accusées, cette dernière a expliqué que sa fille et sa copine ont été « emmenées au poste de police et qu'elles ont été arrêtées sur le champ ». Fait inexpliqué, les deux mineures qui devraient être mise dans un centre pénitentiaire ont été incarcérées dans la prison locale de Boulamharaz, une prison pour adultes. Selon la présidente de l'UFL, l'une d'elle a refusé de s'alimenter. Par ailleurs l'UFL a condamné le fait en critiquant vivement le traitement subi par les adolescentes et les conditions de détention qualifiées de déplorables. Il semble que la pression de certaines association à l'instar de l'AMDH (Association marocaine des droits humains) ait porté ses fruits puisque aujourd'hui, les deux jeunes filles ont bénéficié de la liberté provisoire. Toutefois elles seront toujours poursuivies et leur audience est prévue pour demain, le 4 novembre à 10h30. Rappelons qu'au Maroc comme en Tunisie, l'homosexualité est passible d'emprisonnement.