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Déplacement des Gazaouis : La Maison Blanche recule face à l'indignation mondiale, Trump perdra d'autres combats
Publié dans Tunisie Numérique le 06 - 02 - 2025

Entre la tonalité du discours du président Donald Trump mardi 4 février et les sons émis par la Maison Blanche hier mercredi il y a un fossé. Le président américain, flanqué du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avait asséné ceci : les USA vont prendre «possession» de la bande de Gaza et «se débarrasser des bâtiments détruits» pour impulser le développement économique de l'enclave palestinienne. Il était même question d'en faire la "Côte d'Azur du Moyen-Orient". Le son de cloche était tout autre hier à Washington après l'hilarité, la consternation et la vague mondiale de condamnations qui ont accueilli cette proposition surréaliste.
"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément"
Trump avait même sa petite idée sur les pays qui seraient disposés à abriter indéfiniment les Gazaouis en cas de refus de l'Egypte et de la Jordanie – leur position n'a jamais varié -, tout en martelant que le Caire et Amman, qu'il tient par la barbichette (l'aide financière), plieraient in fine. Le républicain ne le dit plus, en tout cas son cabinet a pris nettement ses distances avec les propos du président. Qui de ce dernier ou de ses collaborateurs a finalement opté pour la voie de la raison ? Très certainement les conseilleurs du président.
Le président Trump a déclaré que «les Etats-Unis ne financeraient pas la reconstruction de Gaza», a précisé hier mercredi devant la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. «Son administration va travailler avec (ses) partenaires dans la région pour reconstruire» le territoire palestinien, a-t-elle ajouté.
«Les Etats-Unis doivent s'impliquer dans cet effort de reconstruction», cependant «cela ne veut pas dire qu'il y aura des troupes (américaines) au sol à Gaza, ni que les contribuables américains financeront cet effort», a indiqué Mme Leavitt. «Le président ne s'est pas engagé à déployer des soldats sur le terrain à Gaza (…). Le président ne s'est pas engagé à cela pour l'instant», a-t-elle ajouté.
Elle n'est pas la seule à annoncer le revirement de Trump après ses propos fracassants sur Gaza, le chef de la diplomatie américaine également. Marco Rubio, depuis le Guatemala où il était en visite, a dit que Trump voulait seulement que les Palestiniens quittent temporairement la bande de Gaza durant sa reconstruction. Il veut «reconstruire les bâtiments» pour que «les gens puissent y retourner», a argué Rubio. «Un geste très généreux – l'offre de reconstruire et d'être en charge de la reconstruction» selon lui.
«En charge de la reconstruction» alors que la porte-parole de la Maison Blanche dit que les Américains ne mettront pas un dollar dans cet immense chantier. Le moins qu'on puisse dire est que Trump a mis son doigt dans une affaire qui le dépasse complètement, fût-il l'homme le plus puissant de la planète.
Le président américain «attend de nos partenaires dans la région, spécialement l'Egypte et la Jordanie, qu'ils acceptent des réfugiés palestiniens, temporairement, pour qu'on reconstruise leurs maisons», a martelé hier mercredi Mme Leavitt. Trump «est déterminé à reconstruire la région pour tous ceux qui voudront y retourner dès que ce ne sera plus un chantier de démolition mais un endroit où les gens pourront vivre en harmonie, comme il l'a dit (mardi)», a-t-elle répété devant la presse.
Pas de victoire politique pour Netanyahu, pas de réédition de la "Nakba" de 1948
Tout ça prépare un rétropédalage en règle après la levée de boucliers dans le monde entier. La Maison Blanche ne pouvait pas descendre tous les crans d'un coup, ce serait un aveu de faiblesse et un très mauvais affichage pour cette politique de terreur-chantage que le président américain entend mener. Alors on recule par petits bouts, jusqu'à enterrer cette idée qui n'a été déballée que pour faire plaisir à Israël. Netanyahu avait d'ailleurs beaucoup de mal à cacher sa joie (il était bien le seul dans la salle, pour les autres c'était la stupéfaction) après la sortie de Trump.
Pour le Premier ministre israélien c'est avant tout la garantie d'un succès politique éclatant, après le départ de ses ministres les plus radicaux au motif que l'Etat hébreu négocie, même indirectement, avec le Hamas. Les mêmes ministres extrémistes qui avaient théorisé le départ définitif de tous les Gazaouis et la recolonisation de l'enclave. Et Trump veut qu'après ça les Palestiniens acceptent volontairement de partir, un voyage sans retour assurément, exactement comme en 1948.
Il faut avoir un esprit très étriqué et une vue très courte des choses pour songer qu'un tel projet puisse être avalisé par des Palestiniens traumatisés depuis 76 ans. Mais il est comme ça Trump, un simpliste, persuadé qu'en diplomatie, comme dans le business qu'il faisait, la force brute est la clé de la réussite. Et bien non. Après avoir menacé de récupérer le Canal du Panama, par la force s'il le faut, il a battu en retraite pour négocier. Il a claironné un peu vite qu'il a arraché des concessions, on l'a vite démenti.
Sur les droits de douane de 25% pour le Canada et le Mexique aussi il a reculé face aux déflagrations pour l'économie et les producteurs américains, sans parler des consommateurs, quoi qu'en dise Washington. Il y aura d'autres reculades sur d'autres sujets et promesses. Les électeurs républicains ne sont pas au bout de leurs désenchantement et désillusions.

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