TUNIS, 29 oct 2009 (Rédaction TAP)- Les résultats des législatives de 2009 font ressortir une augmentation du nombre des sièges à la chambre des députés qui est passé de 189 à 214 sièges, soit 25 sièges supplémentaires. Le nombre des sièges répartis à l'échelle des circonscriptions électorales a atteint 161 sièges, contre 152 en 2004, alors que celui des sièges répartis à l'échelle nationale a été porté à 53, contre 37 durant les élections précédentes. Ces sièges bénéficieront aux partis de l'opposition dont le taux de représentation à la chambre des députés s'élève désormais à 25 pc. Cette augmentation du nombre des sièges, au bénéfice des partis de l'opposition, reflète la ferme détermination du président Zine El Abidine Ben Ali de consolider les fondements de l'édifice démocratique et de consacrer le processus pluraliste. Les partis de l'opposition avaient obtenu 19 sièges en 1994 et 34 sièges en 1999. Le renforcement de la présence des partis de l'opposition nationale à la chambre des députés intervient en concrétisation de la décision du président Zine El Abidine Ben Ali annoncée à l'occasion du 20ème anniveraire du changement, de réviser le code électoral de manière à augmenter le taux des sièges répartis à l'échelle nationale pour le porter à 25 pc. Cette volonté présidentielle trouve aussi son illustration dans le nouveau programme électoral du Chef de l'Etat dans lequel il a souligné que la prochaine période sera marquée par le renforcement des réformes politiques, la consolidation des acquis et l'élargissement de la participation à la vie publique au profit de toutes les sensibilités politiques. Les objectifs fixés dans le nouveau programme électoral du Président de la république visent essentiellement à soutenir davantage les partis, en vue de promouvoir leur contribution à la dynamisation de la vie politique, de renforcer leur action sur le terrain et de promouvoir leur rôle en matière d'encadrement de citoyens. Les objectifs du nouveau programme électoral visent aussi à appuyer davantage la presse des partis politiques et la presse d'opinion et à enrichir le paysage médiatique national afin qu'il reflète de manière effective le haut degré de maturité et de progrès atteint par le peuple tunisien. En vertu de l'amendement du code électoral du 13 avril 2009, le nombre des sièges à la chambre des députés a été augmenté, sur la base d'un siège pour 48 mille 700 habitants au lieu 52 mille 500 habitants lors des élections précédentes, tout en gardant la même base démographique adoptée pour la répartition des sièges au niveau de chaque circonscription électorale, soit 65 mille habitants. Le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) a obtenu, au cours des présentes élections législatives, 161 sièges, contre 152 lors des élections de 2004. Le MDS a obtenu 16 sièges, soit 2 de plus qu'en 2004, et le parti de l'Unité Populaire a obtenu 12 sièges soit un siège de plus qu'en 2004. Les scores obtenus par l'union démocratique unioniste (9 sièges contre 7 en 2004) et le parti social libéral (8 sièges contre 2 en 2004, représentent une avancée notable sur la voie de la consolidation des bases du pluralisme en Tunisie et du renforcement du rôle de l'opposition dans les instances élues. Ces scores sont de nature à inciter d'autres partis, tels que le parti des verts pour le progrès PVP (6 sièges) à conforter leur présence sur la scène politique, surtout qu'il s'agit, dans le cas du PVP, d'un parti qui participe pour la première fois aux élections législatives. La campagne électorale pour les élections législatives de 2009 a administré la preuve de l'élargissement croissant du champ politique devant les différents partis et sensibilités politiques en vue de leur permettre d'exprimer leurs aspirations dans leurs circonscriptions électorales respectives. Le message adressé par le président Ben Ali au peuple tunisien à la veille des élections du 25 octobre revêt, à ce sujet, une importance particulière. Le Chef de l'Etat avait, en effet, affirmé que ''le rôle de tous ceux parmi les membres des listes qui obtiendront les suffrages ne prendra pas fin avec l'achèvement de la campagne électorale mais se prolongera durant le prochain mandat, en maintenant le contact permanent avec les citoyens de leurs régions respectives, en les encadrant, en restant attentifs à leurs préoccupations, tout en étant soucieux de les transmettre". Les Tunisiens vivent aujourd'hui dans un climat démocratique qui fait de leur pays un modèle de stabilité dans un environnement marqué par les turbulences. La justesse et la pertinence de ce modèle est confirmée par les étapes importantes franchies par la Tunisie, sous la conduite du président Zine El Abidine Ben Ali, depuis le changement du 7 Novembre 1987, ainsi que par l'aptitude croissante du pays à faire face aux mutations, à anticiper les évènements et leurs conséquences et à progresser à pas assurés sur la voie de la concrétisation des objectifs futurs. Les tunisiens entament, aujourd'hui, une nouvelle étape de leur histoire politique, économique et sociale, dans l'attachement aux constantes nationales dont notamment l'allégeance exclusive à la Tunisie, dans le cadre d'un consensus qui préserve ses intérêts et rehausse son prestige dans le concert des nations. Le plébiscite du président Ben Ali par le peuple tunisien traduit la conviction de ce peuple que le chef de l'Etat est le meilleur garant de la marche de la Tunisie sur la voie de l'invulnérabilité et du progrès.