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Qui veut expulser nos sites web de Tunisie ?
Publié dans Tekiano le 26 - 11 - 2010

Il faut payer des prix exorbitants pour héberger son site web en Tunisie. Le problème, c'est que nos FAIs sont les seuls habilités, à héberger des serveurs internet sur le territoire de la République. Les prix sont à revoir si on veut éviter l'expulsion en masse vers les hébergeurs étrangers.
Alors que les technologies de la communication en général et internet en particulier sont considérés comme étant l'un principaux des moteurs de la croissance en Tunisie, les services d'hébergement web ne suivent pas. Les tarifs de hosting de tous nos fournisseurs d'accès sans exception semblent encore calqués sur les prix qui étaient en cours il y a 5 ans. En clair : en Tunisie, il faut encore payer des prix exorbitants si on veut héberger son site web, pour peu, que l'on ait quelques exigences professionnelles. Certes la plupart des FAIs proposent un nom de domaine et un hébergement gratuit avec les abonnés professionnels (sociétés). Mais ces offres se limitent généralement à une dizaine de Mo, et n'offrent pas de base de données dans leur pack. Autant dire qu'il s'agit de gadget en ligne, sans plus, et non d'une offre sérieuse, pour un site web qui se respecte. Pour un minimum d'espace disque (50 Mo et plus), il faudra passer à la caisse.
Les offres de base
300Mo et 500Mo
Ce qu'on paye pour 1 Go
On notera que les tarifs du 1 Go ne sont pas affichés sur les sites de la plupart de nos FAIs. Cet espace est peut-être considéré comme trop important (sic !).
On notera que question prix, on passe allégrement du simple au triple. En plus, toutes les offres de nos FAIs restent très loin des standards internationaux, à la fois en termes de prix, et de performances. A titre de comparaison, en France, il faudrait diviser ces prix par 10. Ovh, par exemple (qui tarde à s'installer en Tunisie), propose 25 Go d'espace disque pour l'équivalent de 57 dinars par an. Sans même parler des tarifs pratiqués au Maroc. Au Royaume Chérifien, on peut en effet réserver un nom de domaine en .ma (l'équivalent marocain de notre .tn), couplé à 1Go d'espace disque pour moins de 120 dinars tunisiens. De plus, on relèvera que chez nos frères maghrébins, les FAIs ne sont pas les seuls à pouvoir vendre le .ma. Mieux : ils semblent laisser ce type de service aux hébergeurs, spécialisés dans ce business.
Des FAIs pas intéressés par l'hébergement
Le pire, c'est que la plupart des fournisseurs d'accès de Tunisie ne proposent aucune interface d'administration avec leurs packs d'hébergement hors de prix. CPanel, Plesk, et autres, ils ne connaissent visiblement pas. Résultat : pour créer une nouvelle adresse e-mail, effectuer une redirection, il faut passer par leurs services. Autant dire que l'hébergement web est encore primitif en Tunisie.
En somme, nos FAIs ne semblent clairement pas intéressés par le créneau de l'hébergement web en Tunisie. Le problème, c'est qu'ils sont les seuls habilités, à héberger des sites web sur le territoire de la République.
Des petits malins ont du reste su tirer avantage de cette situation ubuesque. Grâce à des contacts en Europe ou aux Etats-Unis, ils louent un serveur dédié hors de nos frontières, voire même, dans certains cas, un simple hébergement mutualisé. Ils se contentent de partager l'espace dont ils disposent pour le revendre 10 à 15 fois plus cher en Tunisie. L'avantage pour le client final ? En optant pour leurs services, il payera toujours beaucoup moins cher qu'en s'adressant à nos «chers» FAIs. Ainsi, les journaux électroniques les plus en vue de Tunisie passent par cette voie, et ont choisi les serveurs d'Europe et d'Amérique comme résidence principale.
Le hic ? Ils passent le plus souvent par des micro-entreprises, dont la pérennité n'est pas garantie. Celui qui choisit d'héberger chez eux son portail s'expose donc à des problèmes certains, si la boîte ferme du jour au lendemain. S'agirait-il de décourager les webmasters, et tous ceux qui produisent du contenu tunisien, ou de les inciter à héberger leurs sites à l'étranger ? Une chose est sûre : la politique des prix de l'hébergement web de nos FAIs ressemble à une expulsion de nos sites web vers des serveurs plus cléments. En Tunisie, il faudrait sérieusement secouer le cocotier pour sortir l'hébergement web de la préhistoire.


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