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"Le programme tunisien du PC familial m'a agréablement surpris"
Publié dans WMC actualités le 03 - 07 - 2006

De passage à Tunis pour tâter le pouls du marché tunisien dans le secteur des nouvelles technologies de l'information et de la communication, John Davies, le vice-président et GM Customer Solutions Group chez Intel, a accordé une interview à Webmanagercenter.com.
A souligner que cette interview s'est déroulée le 29 juin au Sheraton Tunis, en présence de M. Khaled Elamrawi, Directeur du Platform Definition center pour le Moyen-Orient, Turquie et l'Afrique, et de Ramla Jamel*, responsable Programmes chez Intel.
Quel est l'objet de votre visite en Tunisie ?
Ma visite s'inscrit dans le cadre de l'approche que nous faisons pour comprendre le marché tunisien, et par conséquent essayer d'adapter nos programmes et produits en fonction des besoins du marché. En fait, les programmes que nous développons sont essentiellement destinés aux marchés émergents, et qui assurent la connectivité entre les personnes (Internet entre autres).
Hier nous avons effectué une visite au Parc Elghazala des technologies de la communication pour visiter les entreprises qui travaillent sur notre plateforme ; on a également rencontré quelques assembleurs et revendeurs tunisiens de nos produits. Aujourd'hui, nous allons rencontrer des officiels du gouvernement tunisien pour comprendre les programmes qui sont mis en place, tel que le PC familial, en vue de voir comment Intel pourrait apporter sa contribution dans ce domaine.
Tout le monde reconnaît que les TIC constituent un véritable levier de développement, mais leur transfert des pays du Nord vers ceux du Sud se heurte souvent à des obstacles… Alors que peut faire Intel pour la Tunisie en particulier, notamment dans l'effort de lutte pour la réduction de la fracture numérique ?
D'abord, je puis dire que nous avons quatre centres d'innovation dans le monde, Chine, Inde, Egypte et Brésil ; leur rôle est de développer des produits adaptés aux besoins des différents pays et marchés.
La deuxième chose, c'est que, en travaillant sur la connectivité, nous pensons pouvoir aider la Tunisie à avoir beaucoup plus de personnes connectées à travers l'ADSL, le WiMax ou autres. D'ailleurs, lors de notre visite au Parc, nous avons été agréablement surpris de constater qu'il y a une entreprise tunisienne qui travaille déjà sur la connectivité sur certains marchés africains, des marchés qui nous intéressent du reste.
Des rencontres sont prévues aujourd'hui avec des membres du gouvernement tunisien, et nous essayerons de savoir quelle est la stratégie de la Tunisie pour réduire la fracture numérique, et quels sont les programmes inscrits dans le domaine de l'éducation et de la formation.
Avec les entreprises privées, il ne s'agit pas pour nous de leur donner nos produits pour les assembler, mais plutôt pour les aider à construire des choses, que ce soit au niveau du hardware ou du software. En outre, nous allons les aider en matière de formation pour essayer d'attirer certaines industries locales.
Entre Intel et Microsoft, il y a beaucoup plus de coopération que de concurrence. Est-ce le fait que Microsoft prenne de plus en plus racine dans la région MENA a pu déterminer quelque part la décision d'Intel à s'intéresser à la Région, y compris le marché tunisien ?
Il est clair que Intel et Microsoft sont beaucoup plus complémentaires que concurrents, en tout cas dans plusieurs domaines. Par exemple, Intel comme Microsoft ont conçu des programmes pour aider les pays émergents, tel que le low-cost PC. Sur ce plan, nous pensons qu'il est préférable d'être unis pour réaliser un programme intéressant que de faire cavalier seul. Puis, il y a les projets de WiMax, de low-cost PC, de formation des formateurs, des programmes e-government, etc... qui sont des domaines où la collaboration est nécessaire, et qui constituent des segments dans lesquels Intel et Microsoft sont très avancés.
En outre, nous avons l'intention de proposer un low-cost PC qui ne va pas trop bouffer de la mémoire ; c'est un domaine où nous pouvons collaborer avec Microsoft, c'est-à-dire mettre en place un système d'exploitation qui ne prendra pas beaucoup de mémoire.
Est-ce que vous pourriez nous parler de la stratégie d'Intel en matière de développement, et quels sont les produits que l'entreprise est en train de développer pour le futur ?
Notre objectif, c'est de permettre au prochain billion de personnes d'être connecté à Internet. Par conséquent, nos produits seront développés en vue d'atteindre cet objectif. De ce fait, nos produits tiendront compte de trois choses : le coût (des produits bon marché), la connectivité (c'est-à-dire des produits qui vont assurer la connectivité à travers les différentes technologies, tel que le WiMax dont on parle beaucoup en ce moment en Tunisie), l'éducation (ce qui va nous permettre de nouveaux emplois). Tout ceci pour dire que nous allons mettre en place des produits qui vont assurer une meilleure productivité.
Est-ce que Intel développe des produits standard ou bien vous le faites en fonction des marchés, des régions…
En fait, nous créons des produits standard, par exemple pour les PC, mais nous laissons des marges de manœuvres aux assembleurs -dans des marchés particuliers- de gagner dans le coût d'installation de ces produits. Il faut dire que nous fabriquons toujours des PC avec carte mémoire, processeur, carte mère, etc., mais par contre, pour pénétrer un marché particulier, on essaie de faire un PC non extensible mais qui marche, et qui aura les mêmes caractéristiques que les autres PC. Tout ceci dans un esprit de coût.
Toujours dans l'esprit de montrer qu'Intel fabrique des produits adaptés au marché, nous avons fait des écrans et des PC… avec flash disque pour l'éducation, c'est-à-dire des produits qui ne se brisent même quand ils tombent, des produits développés par le PDC (Plateform Definition Center) en Egypte qui nous a aidé à développer des logiciels et des hardware tenant compte des spécificités de chaque marché, d'une région particulière. C'est pourquoi d'ailleurs nous avons mis en place les quatre centres que j'ai cités plus haut, à savoir Egypte, Inde Chine et Amérique latine (Brésil). Le PDC de l'Egypte va toucher toute la région MENA et l'Afrique, et travaille beaucoup avec les entreprises locales ; nous comptons établir une synergie avec les entreprises tunisiennes, puisque nous ne pouvons pas faire des produits qui ne tiendraient pas compte des industries locales. Ce qui veut dire qu'on essayera toujours de trouver un matériel software et hardware adapté à chaque marché.
Concrètement, au Ghana et au Nigeria, nous avons le programme des WSIS PC ; ces PC sont assemblés par des entreprises locales. On va essayer de reproduire le même modèle en Tunisie, sinon il va devoir faire appel à une entreprise en Inde ou en Chine.
Est-ce que cela veut dire qu'il n'y aura pas de PDC en Tunisie, pour le moment du moins ?
Khaled Elamrawi : Il est très difficile d'avoir un PDC dans chaque pays, et comme on vient de le dire, Intel n'a que 4 centres dans le monde. Pour l'heure, la solution que nous envisageons, c'est de faire de la Tunisie un pays relais pour essayer d'avoir les autres marchés de l'Afrique subsaharienne, surtout que nous avons pu rencontrer des entreprises tunisiennes qui sont déjà introduites en Afrique, à travers des joint-ventures avec des entreprises locales en Afrique de l'Ouest.
Mais pourquoi vouloir s'introduire en Afrique alors que des pays comme le Maroc ont des entreprises qui sont très bien implantées en Afrique ?
C'est peut-être vrai, mais j'ai été au Maroc où j'ai rencontré des entreprises marocaines opérant dans le secteur des technologies… Cependant, ce qui m'a impressionné en Tunisie, c'est de trouver une entreprise qui a pu résoudre un problème de connectivité en Afrique qui tient compte des contraintes coût locales… C'est extrêmement important.
JD : Nous essayerons de voir s'il est possible de faire un partenariat avec cette entreprise dans ce domaine là, puisque cette expérience nous importe énormément, et pourrait constituer pour nous une opportunité de trouver des marchés en Afrique.
Par ailleurs, j'ai vu le programme du PC familial en Tunisie qui m'a agréablement surpris… Cela va peut-être nous permettre de développer d'autres programmes en Tunisie allant toujours dans la même direction.
Mais souvent dans les pays en voie de développement il y a un problème de fonds pour investir. Est-ce que Intel pourrait apporter quelque chose dans ce domaine là ?
En fait, c'est la synergie entre plusieurs acteurs qui nous permettra d'avoir un low-cost PC, par exemple : les assembleurs dans le coût, les banques dans le financement, les gouvernements au niveau des taxes, les télécoms pour avoir des prix spéciaux dans les connexions Internet… Donc, Intel ne peut pas agir tout seul pour avoir des prix compétitifs et bon marché… ; il faut un effort global.
Propos recueillis par Tallel BAHOURY
NB/ Cette interview s'est déroulée en anglais, et c'est Ramla Jamel qui en a assuré la traduction


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