L'Institut arabe des chefs d'entreprises (IACE) a appelé les autorités tunisiennes à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre les répercussions économiques de la prochaine vague de chaleur. L'institut a considéré, dans son rapport intitulé « L'inflation climatique : défis et opportunités face au changement climatique », que les principaux risques auxquels la Tunisie faisait face étaient la hausse des températures, la sécheresse, la baisse des précipitations et la rareté de l'eau. Le document, publié le 7 juin 2024, affirme que la Tunisie était l'un des pays méditerranéens les plus exposés aux changements climatiques. Il a cité une hausse des températures de près de 0,4° Celsius durant les trois dernières décennies. La même source a indiqué que le secteur agricole la principale victime de ces changements climatiques avec une baisse de la récolte de céréales 61,3% en 2023 par rapport à 2022. Elle est passée de 7,5 millions de quintaux à 2,9 millions de quintaux. Quant à la question des précipitations, le rapport fait état d'une baisse notable du taux annuel. Il est passé sous la barre des 500 millimètres par an au cours des dix dernières années. Il est à noter que le secteur agricole contribue à environ 10% du PIB du pays. L'IACE a affirmé qu'en Tunisie, « le changement climatique a contribué à une augmentation d'environ 0,9% de l'inflation générale. Il pourrait atteindre environ 1,4% l'année prochaine en cas de hausse continue des températures et si des mesures ne sont pas prises ». Enfin, l'IACE a proposé comme mesure d'assurer la sécurité des travailleurs, en particulier dans les secteurs des services et du tourisme, et leur offrir des conditions de travail adaptées pour les protéger pendant les périodes de forte chaleur. Ceci inclut la mise à disposition d'espaces de repos, la réduction des horaires de travail et plus de télétravail.