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Syrie : le gouvernement Chareh face à un défi de légitimité et d'inclusion
Publié dans Business News le 30 - 03 - 2025

Le nouveau gouvernement syrien, dominé par les fidèles du président par intérim Ahmad al-Chareh, aura fort à faire pour convaincre et rassurer l'ensemble des Syriens, et l'Occident, dans l'espoir d'une levée des sanctions, estiment des analystes.
M. Chareh a nommé les 23 membres du gouvernement, sans Premier ministre. L'annonce de sa formation, samedi 29 mars 2025, a été faite deux semaines après la rédaction d'une déclaration constitutionnelle qui accorde à M. Chareh les pleins pouvoirs dans les domaines législatif, exécutif et judiciaire.
Le président par intérim a dirigé la coalition de factions rebelles islamistes sunnites qui a renversé, le 8 décembre, le président Bachar al-Assad, au terme d'une offensive éclair.
Compagnons de guerre
Les ministres sont, dans leur majorité, de confession musulmane sunnite, à l'image de la démographie du pays autrefois dirigé par le clan Assad issu de la minorité musulmane alaouite.
Selon Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie, les postes clés sont occupés par « les compagnons de guerre » de M. Chareh qui étaient membres du « gouvernement de salut à Idleb », une province aux mains des rebelles pendant la guerre civile (2011-2024).
Parmi eux figurent Assaad al-Chaibani, qui conserve son poste à la tête de la diplomatie, et Mourhaf Abou Qasra, qui reste à la Défense après avoir commandé les opérations ayant renversé M. Assad. M. Abou Qasra aura la lourde tâche de reconstruire l'armée syrienne.
Anas Khattab, ex-jihadiste qui dirigeait les Renseignements généraux, a été nommé à l'Intérieur, et Mouzhar al-Waiss, un responsable à l'ex-direction rebelle d'Idleb (nord-ouest), à la Justice.
Ce dernier a remplacé Chadi al-Waissi, dont des ONG et militants avaient demandé le limogeage après la diffusion d'anciennes vidéos le liant à l'exécution de deux femmes accusées de prostitution à Idleb.
Cela aurait pu être pire
Mais le nouveau gouvernement, se voulant inclusif, compte aussi quatre ministres issus des minorités : une chrétienne, un druze, un kurde et un alaouite, même s'ils ne sont pas nommés à des ministères régaliens.
M. Chareh cherche à élargir sa base de soutien bien au-delà de ses partisans armés, déclare Aron Lund, du groupe de réflexion Century International.
« Voir une faction islamiste radicale accéder au pouvoir et inclure (des représentants) de minorités, même de manière symbolique, ce n'est peut-être pas idéal, mais cela aurait pu être pire. »
Yarob Badr, un alaouite, a été nommé aux Transports après avoir été membre d'un gouvernement sous Assad avant la guerre civile.
Première et seule femme du gouvernement, Hind Kabawat, de confession chrétienne et une opposante à M. Assad, a été nommée aux Affaires sociales et au Travail.
Personnalisation du pouvoir
L'administration autonome kurde, qui contrôle de vastes territoires dans le nord et le nord-est de la Syrie, a contesté la légitimité du gouvernement, estimant qu'il ne tenait « toujours pas compte de la diversité syrienne ».
Le seul ministre kurde nommé n'est pas lié à l'administration autonome.
Celle-ci avait conclu un accord pour intégrer les institutions de l'Etat avec le pouvoir Chareh, qui dit vouloir unifier le pays après la guerre.
Mais des experts ont dit craindre que cet accord ne reste lettre morte, les Kurdes, une minorité qui représente 15% de la population, ayant aussi critiqué la déclaration constitutionnelle.
Dans ce contexte, « n'importe quel gouvernement aurait du mal à stabiliser le pays et à assurer son succès », estime M. Lund. « La vraie question est de savoir quelle est l'influence réelle des ministres » de ce gouvernement.
L'absence de Premier ministre présage d'une « extrême personnalisation du pouvoir », selon M. Balanche.
Il faut, dit-il, plutôt regarder du côté du « Conseil National de sécurité », présidé aussi par M. Chareh et en charge de « gérer les politiques sécuritaires et politiques ». « C'est le véritable gouvernement », souligne l'expert.


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