Le député de Monastir et représentant des initiateurs de la proposition relative à la création d'une banque postale, Mohamed Zied Maher, est revenu, mardi 15 juillet 2025, sur la proposition de loi n°82 de 2025, soumise par un groupe de 21 députés issus de différents blocs. L'élu a expliqué que cette initiative parlementaire vise les catégories marginalisées au niveau bancaire. Au micro de Hatem Ben Amara, dans l'émission « Sbeh El Ward » sur Jawhara FM, il a estimé que cela s'inscrit dans le cadre du rôle social de l'Etat, du principe d'équité sociale et de sa mission de régulation. Il a rappelé que la Poste tunisienne dispose déjà de l'infrastructure, des bureaux, du personnel, des distributeurs et des cartes de retrait nécessaires à l'exercice d'une activité bancaire. Ainsi, l'élu propose une augmentation de capital de soixante millions de dinars, qui serait assurée par l'Etat sur une période de quatre ans. La participation des banques publiques ou d'autres établissements publics au capital n'est pas écartée. M. Maher, également membre de la Commission des finances et du budget, a souligné que la Poste tunisienne est le premier opérateur en matière de comptes d'épargne et que les Tunisiens ont confiance en cette institution, qui couvre l'ensemble du territoire national. Selon lui, si la création de la banque postale aboutit, celle-ci offrira des services à des taux raisonnables. Le député a précisé que le bureau de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) a renvoyé la proposition de loi à la Commission des finances et du budget, après l'avoir approuvée sur le plan formel. Cette commission examinera le texte et établira un calendrier d'auditions, afin d'entendre plusieurs parties concernées : la Banque centrale de Tunisie, le Conseil bancaire et financier (CBF), la présidence du gouvernement, le ministère du Transport, la Poste tunisienne et l'Autorité de la microfinance. Notons que le projet de loi sur la lutte contre l'exclusion financière, déposé l'année dernière par la présidence du gouvernement, mais dont l'examen a été reporté par l'ARP, définira les services que la banque postale sera autorisée à fournir, ainsi que ses prérogatives. Selon ce projet, les règles applicables aux institutions privées de microfinance s'appliqueront, en principe, également à la banque postale.