Le député à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), Yassine Mami, a dénoncé, lundi 1er septembre 2025, au micro de Naoufel Ouertani dans l'émission Midi Mag sur Mosaïque FM, l'inaction du gouvernement concernant la présentation des grandes lignes du budget de l'Etat pour 2025. M. Mami a rappelé que l'article 40 de la loi organique n°2019-15 du 13 février 2019 impose au gouvernement de soumettre, avant la fin du mois de juillet, les hypothèses et orientations du projet de loi de finances à l'Assemblée des représentants du peuple. Or, début septembre, aucun élément n'a encore été communiqué. Il a souligné qu'un tel retard compromet l'harmonie entre les pouvoirs législatif et exécutif, appelant à un respect strict des délais ainsi qu'à une implication réelle du Parlement dans l'élaboration des lois. Interrogé sur la coordination avec le Conseil national des régions et des districts, l'élu a plaidé pour une vision plus approfondie afin d'assurer une meilleure efficacité institutionnelle. Rappelons, dans ce cadre, que l'article 40 dispose : « Le ministre chargé des Finances prépare, sous l'autorité du Chef du gouvernement, le projet de loi de finances de l'année conformément à un calendrier fixé par arrêté du ministre chargé des Finances. Le gouvernement présente à l'Assemblée des représentants du peuple, avant la fin du mois de juillet de chaque année, les hypothèses et les grandes orientations du budget de l'Etat pour l'année suivante ».
Ce n'est pas la première fois qu'un député dénonce le manque de coopération du gouvernement avec le Parlement. Le président de la commission des finances et du budget à l'Assemblée des représentants du peuple, Abdeljelil El Heni, avait critiqué fin août, le silence du gouvernement concernant les grandes orientations du projet de loi de finances 2026. Il avait indiqué que la commission n'avait toujours pas reçu copie des hypothèses macroéconomiques ni des principales mesures envisagées, dénonçant une « violation claire de la loi » et une « démarche unilatérale » qui fragilise le rôle de contrôle du Parlement. Dans le même sens, le député Mohamed Ali a également fustigé le non-respect du Parlement et l'opacité du gouvernement dans la préparation du budget, appelant à davantage de transparence et de concertation.