Il est déjà 22h, voici le récapitulatif des informations les plus importantes ayant marqué le week-end du 16 au 17 août 2025 : Le timbre de voyage désormais disponible en version numérique Le timbre de voyage est désormais disponible en version numérique sur la plateforme du ministère des Finances https://e-timbres.finances.gov.tn/. Ce timbre obligatoire aux sorties du territoire tunisien et d'une valeur de soixante dinars était disponible en version physique vendue par les recettes des finances ou dans les aéroports. À l'acquisition du timbre, on doit saisir le numéro du passeport du voyageur s'apprêtant à quitter le territoire tunisien. Il est possible d'obtenir le timbre en question soit par mail soit par SMS. La validité du timbre numérique est de six mois à partir de la date d'achat et peut faire l'objet d'une demande de remboursement après un mois de la date d'achat et avant la date de fin de validité.
Projet de loi de Finances 2026 : Abdeljelil El Heni accuse le gouvernement d'un précédent illégal Le président de la commission des finances et du budget à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), Abdeljelil El Heni, a critiqué le silence du gouvernement concernant les grandes orientations du projet de loi de Finances 2026. Intervenant samedi 16 août 2025 dans l'émission « Houna Tounes » sur les ondes de Diwan FM, Abdeljelil El Heni a indiqué que, jusqu'à présent, la commission n'a reçu aucune copie des hypothèses macroéconomiques ni des principales mesures envisagées par le gouvernement dans le cadre du futur projet budgétaire. Il a rappelé, à cet égard, que l'article 40 de la loi organique du budget (2019) impose au gouvernement de transmettre au Parlement, avant la fin du mois de juillet, les « hypothèses et grandes orientations » du projet de loi de Finances de l'année suivante. Le non-respect de ce délai légal constitue, selon lui, « une violation claire de la loi » et marque un précédent préoccupant.
« Il n'est permis à quiconque de se substituer à l'Etat » : une pique à l'UGTT signée Kaïs Saïed Le président de la République, Kaïs Saïed, a passé en revue, lors d'un entretien tenu, vendredi 15 août 2025, avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, le fonctionnement de nombreux services publics ainsi que le projet de loi de finances pour l'année à venir. D'après un communiqué de Carthage publié à 1h55 du matin, le chef de l'Etat a réaffirmé que « plus les défis sont grands, plus la volonté de les relever est forte dans tous les domaines », et « qu'aucune voix ne saurait s'élever au-dessus de celle du peuple ». Le chef de l'Etat a également affirmé qu'il n'y a « aucune intention de régler des comptes avec qui que ce soit, mais qu'il n'est pas question pour autant de renoncer à la reddition des comptes ni d'hésiter à récupérer le moindre millime appartenant au peuple tunisien ». Dans une allusion vraisemblable à l'UGTT, il a ajouté « qu'il n'est permis à quiconque de se substituer à l'Etat, que ce soit dans une adhésion forcée ou dans un financement contraint ».
Samir Cheffi : l'UGTT tend la main, mais refuse toute atteinte à sa dignité Lors d'une réunion des cadres syndicaux de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) tenue à Béja, samedi 16 août 2025, le secrétaire général adjoint, Samir Cheffi, a prononcé un discours appelant à désamorcer les tensions sociales grandissantes par un véritable dialogue avec les autorités. Soulignant que l'organisation syndicale a été érigée au prix du sang de ses martyrs et qu'elle repose sur le patriotisme et la défense de l'intérêt général, Samir Cheffi a rappelé que l'UGTT « n'est l'ennemie de personne » et que ses « mains restent tendues pour la négociation, toujours et à jamais ». Il a affirmé que le président Kaïs Saïed « connaît parfaitement le rôle national du syndicat et sa place dans l'histoire du pays », tout en regrettant les récentes décisions gouvernementales visant à limiter la mise à disposition syndicale, estimant qu'elles reflètent « une inquiétude injustifiée face à l'action syndicale » et ne peuvent servir de base à un dialogue social sérieux.
Microfinance : plus de 804 mille bénéficiaires en Tunisie Dans une déclaration publiée le 17 août 2025 par l'agence Tunis Afrique presse (Tap), l'analyste financier, Bassem Ennaifer a indiqué que plus de 804.000 Tunisiens ont contracté un emprunt auprès des institutions de micro financement. Selon la Tap, durant le premier trimestre de 2025, les institutions de microfinance ont accordé 113.583 prêts. Bassem Ennaifer a indiqué que l'encours des microcrédits a augmenté de 33,7 millions de dinars. Il a considéré que l'accès simple à ces emprunts expliquait la baisse de l'encours des crédits bancaires non-professionnels. D'après lui, l'absence de complications administratives a permis à plus de 804 mille Tunisiens de bénéficier d'un prêt auprès des institutions de microfinance, malgré le taux d'intérêt élevé et portant, ainsi, l'encours total du secteur à 2.596 millions de dinars.