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L'ANC et son complot permanent contre l'Etat
Publié dans Business News le 11 - 11 - 2013

Les crises se suivent et se ressemblent dans ce pays qui a prétendument fait une révolution. Derrière ces crises, on accuse une fois le président de la République, une fois le gouvernement, une fois l'opposition, une fois les médias. La liste est longue et impossible à délimiter, surtout si certains hurluberlus, qui ne jurent que par l'implication de l'Algérie, de la CIA et du Mossad, s'y mettent.
Le 23 octobre 2011, les Tunisiens ont fait la queue pendant des heures pour élire des députés et ce sur la base d'un décret-loi clair, net et sans ambiguïté qui stipule que le mandat de ces élus se limite à un an et que sa mission unique est la rédaction de la Constitution.
Les 217 élus se sont rassemblés et ont décidé, de leur propre chef, de faire main basse sur l'ensemble des institutions. On les a élus pour un an, ils ont fait sauter le délai. On les a élus pour rédiger une Constitution, ils se sont mis à s'occuper de lois qui n'ont rien à voir avec les urgences de l'heure. Leur culot est allé jusqu'à faire sauter l'ISIE qui les a mis là où ils sont. On les croyait un modèle d'équité, ils se sont positionnés au dessus de la justice. On les croyait un modèle d'intégrité, ils se sont mis à se faire payer en euros des dizaines de milliers de dinars. On les croyait rassembleurs et unificateurs des Tunisiens, on les a vus appeler à l'amputation des mains et à l'effusion du sang.
Dernière trouvaille en date de ces putschistes de l'ANC, la modification de l'organisation provisoire des pouvoirs de telle sorte qu'ils écartent les opposants et empêcheurs de tourner en rond parmi eux.
Le dialogue national tourne depuis des semaines autour du nom du prochain chef du gouvernement. Cela fait des semaines qu'une partie des médias et des analystes crient sur tous les toits que ce dialogue ne va aboutir nulle part, car il est impossible de faire confiance aux représentants de la troïka prenant part à ce dialogue.
Il aurait fallu en fait négocier autrement. Le plus indiqué n'était pas de discuter de qui va devoir remplacer Ali Laârayedh, mais d'imposer le retour de la légalité dans ce pays. Or la toute première instance illégale de ce pays, celle qui détient tous les pouvoirs, est l'ANC. Ce n'est ni Ali Laârayedh, ni Moncef Marzouki qui causent à la Tunisie l'essentiel de ses problèmes, mais cette ANC avec ses Raouf Ayadi, Azed Badi, Sahbi Atig, Habib Khedher, Mehrezia Laâbidi, Samia Abbou, et des dizaines d'autres ennemis du droit, de la justice et de la légalité.
Le quartette, qui a préféré le dialogue et le langage pacifique, aurait dû, dès le départ, attaquer le mal à la racine. Quand des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour crier « Ennahdha dégage », elles se sont rassemblées devant le Bardo, siège de l'ANC, et non devant la Kasbah, siège du gouvernement ou à Carthage, siège de la présidence.
Le quartette aurait dû, dès le départ, placer la barre très haut et exiger le départ de ces élus qui ont perdu toute légitimité depuis le 22 octobre 2012, plutôt que de discuter du départ de Ali Laârayedh.
C'est Sahbi Atig qui a parlé de sang. C'est Sadok Chourou qui a parlé de couper les mains. C'est Habib Khedher qui a falsifié des textes de la Constitution. C'est Azed Badi qui n'a pas dit la vérité sur son passé RCDiste. C'est Lobna Jeribi qui a été attrapée en pleine fraude. C'est Sonia Ben Toumia qui n'arrêtait pas de faire le pitre. C'est Meherzia Laâbidi qui se fait payer en euros. C'est Samia Abbou qui se cache derrière son immunité pour ne pas rendre de comptes à la justice. C'est Abdelwahab Maâter qui est rarement présent parce qu'il cumule un poste de ministre et un poste de député.
Quel que soit le gouvernement qui sera nommé par le dialogue national (si jamais il y a un miracle et que le dialogue aboutisse à quelque chose), il y aura toujours l'ANC pour vous mettre un cheveu dans la soupe.
Aux grands maux, les grandes remèdes. Que l'opposition cesse ses chamailleries et querelles intestines et que le quartette arrête de parler de neutralité et d'arbitrage. Qu'ils s'unissent tous autour d'un seul objectif : sauver la République, sauver la démocratie, sauver le droit, sauver la légalité, sauver l'économie, sauver la Tunisie.
Ces députés d'Ennahdha et du CPR (et leurs toutous dits indépendants) ne connaissent rien à la République, ni au droit, ni à l'économie. Leur seul souci est de préserver leurs acquis un maximum de temps. Autrement, ils se seraient rendu compte de la gravité de la situation et de l'heure. Ils auraient pris en considération les dégradations successives des notes souveraines par les agences de notation. Ils auraient vu le pouvoir d'achat en incessante baisse du Tunisien. Ils auraient écouté les partenaires étrangers leur demandant de se mettre au dialogue et de faire réussir la transition démocratique en Tunisie.
La transition démocratique ne peut pas se faire avec des Sonia Ben Toumia, Habib Khedher, Meherzia Laâbidi, Azed Badi et Raouf Ayadi. Ces gens sont trop aigris. Certains d'entre eux sont des menteurs. D'autres sont des ignares. Il est impossible d'avancer avec eux. On les voit à l'œuvre, chaque fois qu'il y a accalmie, ils nous sortent de leur chapeau de nouvelles trouvailles. La dernière en date est celle pondue lundi dernier avec la modification illégale et immorale de l'OPP. Si cette décision prouve une chose, c'est que ces gens cherchent la discorde et la division et non le dialogue et l'entente. Ils cherchent à envenimer la situation et non à résoudre la crise.
Le quartette et l'opposition doivent cesser de discuter maintenant, ils ont perdu des mois à discuter avec des sourds, des têtus et des bouchés. Ils doivent passer au stade supérieur et rugir fortement, comme rugirait un lion dans la jungle. La Tunisie est aujourd'hui une jungle où chacun fait ce qu'il veut et se prend pour un tout puissant. A cette jungle, il manque un lion. Un jeune lion, pas un vieux sénile. Que le quartette et l'opposition jouent ce rôle ou aillent chercher ce lion et l'imposer, de gré ou de force.
Comment l'imposer ? Il y a des méthodes pacifiques qui tombent sous le coup de la loi et il y en a qui ne le sont pas. Il y en a d'autres dont la légitimité est fortement discutable. La désobéissance civile en fait partie et semble convenir à certaines parties de la société civile.
Arrêter de payer taxes et impôts, faire des grèves ouvertes et générales et bloquer la roue économique jusqu'à ce que les putschistes de l'ANC et les institutions qui en découlent partent et laissent leur place au droit et à la légitimité : une idée de Moncef Marzouki d'avant la révolution, une idée de génie qui pourrait être fortement réprimée par les temps qui courent. Quoi qu'il en soit, nous sommes gouvernés illégitimement depuis plus d'un an et par la sueur de nos fronts nous payons les salaires de nos usurpateurs.


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