Mardi 5 août 2014, Business News publie un fait divers relatant la condamnation d'un citoyen tunisien de 39 ans à 16 mois de prison pour avoir qualifié le président de la République de tartour (voir notre article à ce sujet). Comme nous l'avons bien indiqué dans notre article, l'inculpé, qui n'était pas ivre contrairement à certaines rumeurs, a écopé de huit mois de prison ferme pour outrage à un fonctionnaire public et huit mois de prison pour offense contre le chef de l'Etat et ce selon les articles 125 et 67 du code pénal, puisqu'il a insulté les forces de l'ordre (la garde présidentielle). Un incident similaire s'est produit le week-end dernier et a pu générer une certaine confusion. Mercredi 6 août 2014, la juge et candidate à la présidentielle Kalthoum Kennou met en doute subtilement cette version sur le plateau de Tunivisions Live de Nizar Chaâri sur Hannibal TV. Mme Kennou n'a jamais entendu parler de cette condamnation dans les couloirs des palais de justice et s'étonne qu'il n'y a pas eu polémique lors de l'arrestation. Mme Kennou, fortement appréciée par ses collègues, vu tout le crédit dont elle bénéficie, a été relayée par quelques magistrats qui ont démenti par la suite l'information de Business News mettant tout cela sur les comptes des rumeurs et de l'intox. S'il est vrai que les médias de par le monde n'ont pas toujours la possibilité matérielle de présenter les preuves de ce qu'ils avancent dans leurs articles, notamment quand ils s'appuient sur des témoignages de sources crédibles et dignes de foi, ce n'est pas le cas dans cette affaire, puisqu'il s'agit d'une condamnation en justice. Avant de publier cet article, Business News a pris le soin de se faire remettre l'énoncé du verdict et de le garder précieusement. Au cas où. Le cas se présente et vu les démentis ayant suivi notre article, nous mettons à la disposition de nos lecteurs, de Mme Kennou et de tous les magistrats qui nous ont démenti l'extrait du jugement en question. Le fac-similé est ci-dessous. Nous ne doutons en aucun cas de la bonne foi de Kelthoum Kennou et des magistrats qui nous ont démenti, mais cela malheureusement tombe à point nommé dans une période où une partie de la classe politique cherche à discréditer Business News et lui colle des procès. Il n'y a pas de meilleurs exemples que les procès intentés contre notre journal par la présidence de la République et par Sihem Ben Sedrine, alors que tout ce que nous avons publié contre elle est documenté par des preuves et des vidéos. Ci-dessous la vidéo de Keltoum Kennou et le fac-similé