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Censure de Ahla Sbah sur Mosaïque : Combien il est simple de contourner la Haica…
Publié dans Business News le 17 - 01 - 2018

La matinale de Naoufel Ouertani, Ahla Sbah sur Mosaïque FM, a été diffusée comme d'habitude ce mercredi 17 janvier 2018 et comme si de rien n'était…
Pourtant, la Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (Haica, le gendarme tunisien de l'audiovisuel) a décidé de suspendre ladite émission pour une semaine.
Mosaïque FM a décidé de passer outre la sanction et de diffuser quand même une de ses émissions phares puisque Ahla Sbah enregistre le taux d'écoute le plus élevé du pays et n'a fait l'objet d'aucun avertissement préalable. Dans un communiqué officiel, publié mardi dans la soirée, Mosaïque FM a annoncé la couleur, non sans user de cynisme : « Elle estime que la décision est abusive et qu'elle va s'y soumettre ». Dans le même communiqué, la station annonce tout le contraire et dévoile la diffusion d'une nouvelle matinale, comportant les mêmes animateurs et dans la même plage horaire portant juste un titre différent. Et le titre choisi est « Sans titre ».

Sur le fond de l'affaire, la radio n'a fait que diffuser, le 11 janvier, l'opinion d'un auditeur dépité par les événements politiques qu'a connus le pays et par la réaction de certains de nos politiciens. Ses propos pourraient s'apparenter à des injures. CQFD. La Haica a estimé que l'animateur devait intervenir pour couper la parole à l'auditeur. Or, ce dernier n'a pas désapprouvé l'auditeur en question et lui a quasiment donné raison. C'est sur quoi la Haica a décidé de convoquer le représentant légal de la radio qui a répondu à la convocation hier mardi 16 janvier 2018. Il a affirmé qu'il a bien averti l'animateur sur ce type de dépassements et il aurait pu s'attendre à un simple avertissement ou rappel à l'ordre. Le couperet est cependant tombé en fin d'après-midi avec l'annonce de la suspension de l'émission pour une semaine.

Décision que la radio estime abusive, tout comme certains observateurs du secteur, vu les pressions sans précédent exercées sur la radio par des parties qui veulent s'ingérer dans leur ligne éditoriale. Comme on le voit, la décision n'a pas vraiment été suivie d'effet.
D'autres observateurs trouvent cependant que la décision de la Haica est juste, que Naoufel Ouertani exagère et mérite, donc, cette sanction.
Contacté par Business News, Hichem Snoussi, membre de la Haica, s'est défendu de l'abus en citant les lois régissant la Haica et les médias audiovisuels. « Il est de notre droit de passer directement à la sanction sans passer par la case avertissement. Nous l'avons déjà fait ! ». Il rappelle le contexte politique tendu durant lequel l'émission a été diffusée et la violence du discours de l'auditeur. Un discours repris le lendemain même par de jeunes enfants auditeurs ayant intervenu sur la station. « On ne peut pas faire ce qu'on veut dans une radio, on ne peut pas encourager la violence et la haine contre des personnes. L'animateur se doit de réguler et modérer le discours de ses invités. Or, quand on voit la vidéo de l'émission, on constate que l'animateur était en train de jouer avec son portable pendant que l'auditeur déversait sa haine ! ».
A propos de la poursuite de l'émission, en dépit de l'interdiction, et du contournement qu'on fait des décisions de la Haica, M. Snoussi estime que cela n'est pas grave, car il est préférable que l'on contourne ces décisions plutôt que la Haica demeure inactive et sans réaction face à ce type de dépassements. « Aujourd'hui, on est en train de débattre de la justesse de la décision et du contournement de la décision et je préfère cela à un débat sur l'absence de réaction des autorités », dit-il en faisant remarquer qu'il est impératif de débattre du contenu et de la qualité. « Parler du contournement de la sanction, est un détail et un abaissement du niveau du débat. Le débat sérieux serait, à mon avis, de parler de la stabilité du paysage. Notre paysage est totalement instable ! On ne peut pas dire ce qu'on veut, nous avons des paramètres et des normes qu'il faut respecter ! Or ces paramètres et ces normes ne sont plus respectés vu l'instabilité politique et la fragilité de l'Etat et des institutions ».


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