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Utica : 70% des Tunisiens estiment que le chef de l'Etat a un grand rôle économique
Publié dans Business News le 03 - 09 - 2019

Avant le coup d'envoi officiel de la campagne électorale pour l'élection présidentielle, les 26 candidats à cette échéance électorale ont afflué sur les plateaux de télévision et de radio pour présenter leurs programmes électoraux aux Tunisiens en espérant gagner leur confiance. Une confiance qui malheureusement a été perdue au cours de ses huit dernières années à cause des conflits partisans et de la mauvaise gestion de l'Etat. Résultats des courses : chute libre du dinar tunisien et crise sociale et économique.

Certains analystes ont même sévèrement critiqué le rôle des deux derniers présidents de la République (Moncef Marzouki et Béji Caïd Essebsi) dans la gestion de ses problèmes et de leurs faibles connaissances en économie.
D'ailleurs, la majorité des candidats à la magistrature suprême n'ont pas une très forte connaissance en culture économique à l'exception de quelques-uns. Et la question économie figure parmi les points les plus importants des Tunisiens. Ces derniers appellent à des solutions à la fois pragmatiques et radicales pouvant sortir la Tunisie de la crise.

En effet, la Tunisie est actuellement écrasée par le poids de l'endettement et cette question ne cesse de susciter les réactions des experts en économie.
Selon une étude réalisée par l'Institut tunisien des études stratégiques (Ites) en décembre 2018, le déficit budgétaire était en 2010 de 650 millions de dinars tunisiens (MDT) soit 1% du PIB. En 2018, il était de 5,2 MDT soit 10% du PIB.
Pire encore, le taux d'endettement pourrait atteindre 80% du PIB d'ici la fin de l'année, avait alors prédit l'ancien ministre des Finances, Hakim Ben Hamouda, en mars dernier.
Des réformes s'imposent pour libérer l'économie nationale afin que des projets d'investissement soient enfin réalisés. Et ce rêve ne pourrait se concrétiser que sous conditions…

Selon un sondage de l'Union tunisienne de l'industrie, de l'artisanat et du commerce (Utica), 28% des Tunisiens estiment qu'il est nécessaire de libérer l'économie en baissant les impôts, les taux de douane, de créer des zones franches, de faire des amnisties fiscales et change pour remettre l'économie en marche et de recréer rapidement de l'emploi.
Les questions sociales et politiques viennent en seconde zone : santé et éducation (24%), permettre aux plus démunis d'avoir une allocation directe (20%), modernisation de l'administration (12%) et réaliser un référendum pour changer de régime politique et aller vers un régime présidentiel (11%).

Le sondage récemment réalisé par l'Utica a révélé que 70% des Tunisiens estiment que le chef de l'Etat a un grand rôle à jouer pour le sauvetage économique et social du pays et se doit d'avoir un programme économique et social. Seuls 22% estiment que le locataire de Carthage ne peut pas jouer un rôle majeur étant donné que ses prérogatives sont limitées à la diplomatie et à la défense.

Cette analyse n'est pas fausse. Les articles 77, 78, 80, 81 et 82 de la constitution de 2014 disposent clairement que le président de la République est tenu de «déterminer les politiques générales dans les domaines de la défense, des relations étrangères et de la sécurité nationale relative à la protection de l'État et du territoire national », de promulguer des lois et donner l'ordre de leurs publications au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) et « de soumettre au référendum les projets de loi adoptés par l'Assemblée des représentants du peuple relatifs à l'approbation des traités internationaux, aux libertés et droits de l'Homme ou au statut personnel ».
Autrement dit, la question économie ne relève pas totalement de ses prérogatives contrairement au chef du gouvernement. Mais le président de la République peut donner son avis sur diverses questions économiques et même jouer un rôle central.

Cette question avait d'ailleurs suscité l'indignation du président d'Al Badil Ettounsi et candidat à la présidentielle, Mehdi Jomâa, qui avait estimé, lors d'un point de presse tenu ce mardi 3 septembre 2019, qu'un président de la République doit avoir une culture économique, financière et technologique. Le ministère des Affaires étrangères doit former ses cadres à la diplomatie économique pour qu'ils puissent, une fois les ambassadeurs nommés, ramener l'investissement en Tunisie, avait-il ajouté.
« Un président de la République doit aussi avoir des contacts dans les institutions financières pour éviter un blacklistage par exemple. Il est aussi nécessaire d'améliorer la situation de nos forces sécuritaires », avait-t-il lancé.
Plusieurs candidats à cette échéance électorale avaient affirmé qu'une fois élus, ils entameront des réformes urgentes sur la constitution. Reste à savoir s'ils entameront aussi des réformes sur plusieurs lois.

La même étude indique que 58% estiment qu'il existe beaucoup de lois archaïques. Ces lois retardent et empêchent le pays d'avancer. Par conséquent, il est nécessaire de supprimer et de simplifier beaucoup de lois puis appliquer ce qui reste avec fermeté pour ainsi recréer la confiance. Seuls 37% estiment qu'il est nécessaire d'appliquer toutes les lois existantes avec fermeté afin que le pays retrouve l'ordre et le développement.

La crise économique que subit actuellement la Tunisie a révélé que de plus en plus de jeunes s'aventurent dans l'entreprenariat. L'étude de l'Utica relève que 78% des Tunisiens soutiennent l'ambition nationale suivante : au moins un entrepreneur dans chaque famille tunisienne d'ici 10 ans. Elle ne peut être atteignable qu'en libérant l'accès au marché national et étranger, notamment par une diplomatie économique active, en libérant l'accès au crédit, en permettant l'immersion sectorielle des jeunes par des stages, en réformant l'école, l'université et la formation professionnelle, et en simplifiant les lois et les procédures tout en misant sur l'auto-entrepreneuriat.

En tout état de cause, chaque président de la République peut jouer un rôle déterminant dans la relance de l'économie et de contribuer à la mise en place d'un plan de relance pour les années à venir. Et pour cela, le prochain chef de l'Etat doit avoir une bonne culture économique afin que les attentes des Tunisiens puissent enfin se concrétiser.


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