• Les fonds propres sont constitués essentiellement des ressources fiscales, de l'épargne, des crédits extérieurs et des dons dans le cadre de la coopération internationale. • Les dépenses pour le développement devraient atteindre au cours des trois prochaines années une moyenne de 31.3% de l'ensemble des dépenses de gestion et de développement. Malgré les effets de la crise financière et économique internationale, les autorités publiques ont pu mobiliser les fonds nécessaires en vue de réaliser les projets d'infrastructure et de développement. Déjà, l'année dernière, la politique financière a donné des résultats considérés comme positifs dans la mesure où il a été possible de soutenir les entreprises pour préserver leur place sur les marchés extérieurs. Des dispositions ont été prises pour que l'économie retrouve son rythme de croissance habituel. L'effort se poursuit encore en vue de dynamiser davantage l'activité économique et de renforcer la compétitivité dans le cadre d'un programme qui a démarré cette année. Il s'agit aussi de préserver les équilibres financiers de l'Etat en rationalisant les dépenses. Les interventions pertinentes du budget de l'Etat et du système financier au profit des projets publics et privés ont donné leurs fruits. Ne pas alourdir les charges des entreprises L'objectif fixé par l'Etat en matière de finances publiques consiste, par ailleurs, à mobiliser les fonds propres en vue d'améliorer les indicateurs financiers dont ceux qui ont trait à la maîtrise du déficit et la baisse de la dette publique. Les fonds alloués cette année serviront, entre autres, à exécuter les projets publics programmés dont ceux qui intéressent l'amélioration du climat des affaires, la consolidation de l'infrastructure de base en veillant à la bonne marche des services administratifs et en préservant les transferts sociaux à un niveau normal. Les interventions du système financier doivent répondre aux besoins de l'investissement et des échanges extérieurs. La politique monétaire adoptée par la Tunisie, qui se distingue par la prudence et la transparence permet de fournir les liquidités en temps opportun pour maintenir les prix à un niveau stable. Les fonds propres sont constitués essentiellement des ressources fiscales, dont l'évolution moyenne annuelle serait de 9.7%, et de l'épargne. Pour ce qui est des ressources extérieures, les crédits et les dons (entrant dans le cadre de la coopération internationale) permettent de renforcer les avoirs de l'Etat dont le souci est de soutenir les entreprises et de ne pas alourdir les charges pour garantir la compétitivité. Parallèlement, les dépenses publiques sont rationalisées sans porter atteinte à la qualité des prestations administratives. Un accroissement de la part réservée aux dépenses salariales sera enregistré compte tenu de nouveaux recrutements dans la fonction publique et les augmentations salariales. Les dépenses pour le développement devraient atteindre au cours des trois prochaines années une moyenne de 31.3% de l'ensemble des dépenses de gestion et de développement, et ce, pour exécuter les projets et les programmes d'investissement public dans plusieurs domaines comme l'infrastructure de base, l'énergie, la mobilisation des ressources hydriques et le transport. Les fonds permettront, de même, de développer les équipements collectifs pour l'amélioration de la qualité de vie des habitants. Il est attendu, par ailleurs, de réduire le niveau du déficit budgétaire pour le ramener, selon les prévisions, à 3.2% du PIB avec un taux acceptable de la dette publique à la fin de 2012. Le programme de cette année comprend, entre autres, des investissements pour la réalisation des projets publics axés notamment sur la modernisation de l'administration en vue d'améliorer ses prestations, la stimulation de l'initiative privée, la facilitation des échanges commerciaux pour préserver le positionnement des entreprises sur les marchés extérieurs et leur permettre d'en conquérir d'autres. Toutes ces actions se font en parallèle avec la consolidation de l'infrastructure de base, le développement des régions intérieures et la création de nouveaux postes d'emploi. La promotion sociale, la valorisation des ressources humaines à travers les programmes d'éducation, de formation et d'enseignement supérieur, ainsi que l'amélioration des prestations sanitaires, la promotion des activités des jeunes et l'encadrement des catégories vulnérables sont également inscrits dans les projets de l'Etat. Une corrélation est donc assurée entre le développement économique et la protection sociale conformément au programme présidentiel d'avenir.