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Comme on se retrouve
Eliminatoires du CHAN — Cet après-midi à Radès, Tunisie-Maroc (18h00)
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 10 - 2015

L'équipe de Tunisie suscite autant le respect que la crainte. Elle est bonne à prendre, mais son sacre n'est pas écrit d'avance.
Enjeu ou pas, il y a toujours un impératif qui pointe à l'horizon de l'équipe de Tunisie. Il concerne notamment l'aptitude à s'imposer au plus haut niveau. Quelle que soit l'importance, ou encore l'exigence du résultat.
La confrontation de cet après-midi face au Maroc n'a rien perdu, ou plutôt ne devrait rien perdre, de son charme et de son envoûtement en dépit de la qualification des deux équipes à la phase finale du Chan. C'est le genre de match qui laisse des souvenirs pour quelques années et qui donne l'envie réelle de respirer l'air du foot. Quand les joueurs seront sur le terrain, ils auront de quoi être fiers. C'est toute une autre musique qui se joue. Une musique inaccessible aux orchestres ordinaux. A ce niveau d'intensité, ce n'est peut-être pas un autre match, mais c'est un autre monde. Qualifiés ou pas, on se fait toujours le crédit de penser que ce genre de match, avec ses exigences à la fois sportives et émotionnelles, et avec tout ce qui devait à chaque fois s'y concevoir, constitue une étape importante dans le parcours de chacun des protagonistes.
Au-delà des constats et des jugements, ceux qui font comme toujours de la sélection tunisienne un sujet de réflexion, il devrait forcément y avoir une véritable recomposition des priorités et de la définition des rôles et exigences tactiques. En somme, tout ce qui est de nature à permettre à l'équipe et aux joueurs de s'attacher davantage au terrain.
Forcément, il y a beaucoup de choses à revoir dans la manière de jouer, dans le comportement des joueurs et dans le choix de certains d'entre eux. Des leçons à retenir aussi, notamment par rapport aux ambitions et aux objectifs à atteindre. Mais en dépit des insuffisances et des relâchements accumulés au fil des années, il y a, et il y aura certainement toujours, chez l'équipe de Tunisie une logique de fonctionnement qui devrait correspondre non seulement aux exigences du moment, mais surtout à ce qui est de nature à prévoir l'avenir. La contrainte de l'immédiat est de nature à influencer le long terme. Voire le conditionner.
La sélection qui aura à relever le défi face aux différentes contraintes des prochaines échéances, ne saurait cependant entreprendre sa reconstruction tant que les plaies du passé sont encore ouvertes. L'histoire ne dit pas encore si les objectifs tracés sont susceptibles d'être atteints, mais il nous semble que toute évolution devrait forcément découler d'une certaine logique. Ce qui doit imposer par conséquent, c'est un jeu à grosse dominante technique.
Au-delà des promesses
On le sait déjà, la sélection sait des fois être efficace, elle sait aussi gagner aux points. Mais elle n'est pas encore en mesure de gagner par K.O. Il lui arrive aussi de dominer le lot, sans pour autant dominer carrément son sujet. Elle suscite autant le respect que la crainte. Elle est bonne à prendre, mais son sacre n'est pas écrit d'avance. Telle qu'elle se revendique aujourd'hui, elle devrait pouvoir répondre aux contraintes de haut niveau. A ce niveau, elle peut toujours aller très loin, aussi loin que pourrait lui permettre son intérêt pour le jeu, pour l'inspiration, pour la créativité. Une façon bien particulière pour se relancer, enchaîner, ne pas douter.
Le chemin reste toutefois encore long et les écueils sont nombreux. Il lui faudra certainement du temps pour qu'elle puisse vraiment se remettre sur la bonne voie. Il n'en demeure pas moins que nous sommes en présence d'une équipe qui continue, en dépit de toutes les défaillances, à renvoyer l'image de pouvoir et de vouloir se transcender, d'ajouter une dimension à sa valeur malgré ce qu'elle peut encore rater, ou même gâcher.
Evoquer aujourd'hui les problèmes de la sélection, c'est provoquer les fantômes du passé. Mais c'est aussi le devoir de pointer ce que nous considérons comme des erreurs, des manquements ou des dérives. Les travers en sont nombreux et bien connus: fragilité de ceux qui se considèrent plus forts que ce qu'ils ne sont réellement, absence de joueurs cadres. C'est pourquoi l'on n'hésite pas à penser que l'urgence réside dans la nécessité de miser sur les personnes capables de trouver la bonne alchimie, notamment face aux exigences de haut niveau.
Une chose est cependant sûre: l'avenir de l'équipe n'est pas mis en cause et l'opération reconquête des cœurs n'est point impossible. De toutes les façons, l'optimisme est la foi du renouveau de la sélection tunisienne, face à l'avilissement et aux illusions du passé. Elle aurait besoin aujourd'hui d'actes et pas seulement de paroles.
Il faut dire que chacune des étapes, à travers lesquelles elle se revendique, ne peut que la préparer pour la suivante. Certes, il lui manque encore de la rigueur et de l'allure, mais tout cela peut favoriser l'émergence d'un ensemble uni, pour ce qu'il symbolise, pour ce qu'il est et pour ce qu'il sera.
C'est pourquoi, nous pensons qu'il est grand temps, et avant que ce ne soit trop tard, les hommes au centre de décision parviennent à se situer et à comprendre. Surtout à favoriser l'émergence d'une équipe qui ne met pas à distance, mais qui resserre les rangs. Qui ne refroidit pas, mais qui réchauffe.
Après le feu de broussailles, l'herbe peut repousser. On veut l'espérer. Mais peut-on vraiment être persuadés que le terrain vert reprendra bientôt ses droits.


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