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Répercussions de la pandémie de la Covid-19 sur le travail de nuit : Le ras-le- bol des restaurateurs et des musiciens...
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 11 - 2020

Les musiciens et les restaurateurs sont touchés de plein fouet par l'épidémie de la Covid-19. En effet, le couvre-feu a eu des impacts néfastes sur les conditions de vie de ces professionnels. Ils sont souvent inquiets pour leur avenir. Dans ce contexte, ils ont observé un sit-in, lundi dernier, à La Kasbah pour protester contre ces conditions de travail.
A la place de La Kasbah, des foules sont venues pour protester contre leurs conditions de travail. Des protestataires, les uns collés aux autres, se plaignent de leur situation peu enviable. N., père de trois enfants, serveur dans un restaurant, a déploré : «Avec le couvre-feu, les serveurs ont vécu dans la précarité. Avec ma commission sur les ventes des plats et des sandwiches, je ne parviens pas à satisfaire les besoins de ma famille. La plupart des serveurs travaillent sans contrat, ni protection sociale. On est en train de subir de plein fouet les conséquences de la pandémie».
Et d'ajouter : « Notre avenir est flou. Comment vivre avec 30 dinars par jour quand on a un loyer à payer ? ». Un autre serveur enchaîne : «J'ai eu l'idée de chercher un autre travail, mais ma démarche n'a pas abouti. Le pourcentage du chômage a augmenté. On est obligé de vivre avec le virus».
Les métiers de l'art touchés
De son côté, Adel Amine, artiste et chanteur, nous donne une idée de l'état des lieux de la situation actuelle des artistes tunisiens. En effet, selon notre interlocuteur, la pandémie a empêché beaucoup d'artistes de travailler normalement. L'Etat a accordé un intérêt aux secteurs essentiels, comme l'alimentation, l'hygiène, la santé, et le transport, mais négligé, d'un autre côté, le secteur culturel et artistique qui contribue au maintien de l'équilibre mental des citoyens durement éprouvés par les répercussions psychologiques de la pandémie. Depuis le mois de mars 2020, les métiers d'art sont secoués par une crise sans précédent non seulement financière, mais aussi structurelle.
Les professionnels du secteur artistique sont en arrêt de travail depuis des mois, mais actuellement le secteur agonise et la situation est catastrophique, caractérisée par des dettes qui s'accumulent, des travailleurs non payés depuis des mois, des suspensions de spectacles, de fêtes, de tournages et de festivals. Autant d'annulations et de reports de manifestations qui ont eu des répercussions sur les revenus des professionnels dans ce secteur. L'Etat n'a pas proposé une aide financière ou une feuille de route qui permet d'améliorer les conditions de vie des artistes.
Ainsi, plusieurs familles se sont retrouvées dans une grande détresse financière. Des ménages se sont délestés de leurs biens pour pouvoir subvenir à leurs besoins et de nombreux projets culturels ont été suspendus. Amine, un protestataire, a souligné que «le sit-in a pour objectif de revendiquer notre droit à la reprise de nos activités, tout en respectant le protocole sanitaire. Nous comprenons parfaitement que la situation actuelle est exceptionnellement sensible, mais cela ne doit pas empêcher les travailleurs dans le secteur artistique de gagner leur vie. Nous voulons une levée de ces mesures drastiques qui nous tuent autant que la pandémie».
Selon Walid Essoussi, un musicien professionnel,« le sit-in de La Kasbah a pour objectif d'exiger du gouvernement d'alléger le couvre-feu pour les travailleurs de la nuit. On a tous des factures à payer, des crédits bancaires à rembourser, et par-dessus tout, nous avons des familles et des enfants à nourrir. Laissez-nous travailler, nous sommes dans une situation critique... »
Maher Hammemi, président du Syndicat national des artistes professionnels, a affirmé, pour sa part, que le secteur culturel traverse une crise sans précédent. « Les artistes sont au chômage, les spectacles sont bloqués, les espaces culturels sont fermés. Le secteur passe par la période la plus sombre de son existence», a-t-il conclu.


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