ISIE : fin du siège loué, l'instance mise sur ses propres locaux pour réduire les coûts    Pèlerinage de la Ghriba 2026 : les dates fixées du 30 avril au 6 mai    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Agil Energy met à l'épreuve ses dispositifs de gestion de crise lors d'une opération blanche à dimension internationale    Université tunisienne: qui fait quoi? Repenser la gouvernance    Prix Goncourt – Choix de la Tunisie 2026 : les lycéens tunisiens consacrent le roman de Nathacha Appanah    Korbous : un projet touristique pour faire de la station thermale tunisienne un joyau méditerranéen    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Tunisie : une opportunité en Allemagne pour les profs d'allemand    CNAM: Maladies professionnelles...ce que tout salarié doit savoir    Fraises en Tunisie : les autorités démentent les rumeurs    La Bourse de Tunis surprend avec le lancement d'un site web totalement modernisé    Mois du Patrimoine 2026 du 18 avril au 18 mai sous le slogan "Patrimoine et Architecture"    Mondial 2026 : calendrier des matchs de la Tunisie    Météo en Tunisie : pluies éparses et temporairement orageuses    Tunisie : l'assurance des motos devient une obligation stricte pour tous les conducteurs    Turquie : attaque dans une école, 16 blessés    Le député Tarak Mahdi présente ses excuses au peuple tunisien    Tunisie : lancement progressif du recrutement des diplômés sans emploi sur trois ans    Carrefour Tunisie fête ses 25 ans : 200 mille dinars de cadeaux et des promos    Quand la durabilité rencontre l'intelligence artificielle    Habib Touhami: Quand le Plan s'appelait Tas'mim تَصْمِيم    Université de Tunis El Manar : n°1 en Tunisie dans le classement UniRanks 2026    Les œuvres en XR présentes à Gabès Cinéma Fen 2026 à travers l'aventure immersive Oasis XR    Météo en Tunisie : températures en baisse, précipitations attendues    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Le ciel va s'éteindre en plein jour... une éclipse exceptionnelle attendue en 2026    Tahar Ben Lakhdar - Sadok Belaïd,L'architecte silencieux d'une réforme qui a changé la Tunisie: Comment la réforme des études d'ingénieurs des années 1990-1991 a refondé le paysage de l'enseignement supérieur tunisien    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    La caille domestique: Un grand potentiel nutritionnel et économique peu exploité    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    IA et innovation : vers une transformation à impact réel selon Philip Morris International    Lotfi Chedly - Sadok Belaïd: Un professeur, un modèle...un ami    Prix des billets, dates, vente officielle : le guide complet du Mondial 2026    70 ans de relations Tunisie–Japon : un nouvel accord pour booster l'économie nationale    Voici le programme de la Ligue 1 aujourd'hui... deux duels à ne pas rater !    9 avril : Musées et sites historiques gratuits en Tunisie    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Vidéo-Buzz : la pub LEGO spécial Coupe du monde 2026 avec les stars du foot : secrets de tournage    L'Université de Tunis et l'Université Gustave Eiffel à Paris scellent une coopération académique et scientifique    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    Gouverner dans le brouillard permanent: les trois qualités du dirigeant de demain    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Billet | Nouveau deal Tunisie-FMI
Publié dans La Presse de Tunisie le 05 - 05 - 2021

En Tunisie, la paralysie politique fait obstacle aux réformes économiques indispensables pour une véritable relance. Depuis plus d'une décennie, le modèle économique tunisien s'essouffle de plus en plus malgré les nombreuses promesses de réforme. Une réforme qui n'a que trop tardé. L'instabilité politique, sociale et sécuritaire ainsi que la crise sanitaire ont concouru à maintenir le statu quo, entravant la capacité du gouvernement à prendre les mesures idoines pour entamer le programme des réformes économiques.
Nous sommes aujourd'hui face à une réalité financière amère qui n'a pu freiner le niveau élevé de dépenses publiques des dix dernières années, mais a plutôt vidé les caisses de l'Etat et augmenté le déficit. La crise économique s'est greffée aux tensions sociales qui n'ont pas permis d'atténuer les problèmes de fond, bien que les gouvernements successifs aient tracé les contours d'un programme plus large de relance économique et d'une stratégie de réforme globale. A terme, l'exécutif s'est contenté d'apporter de petits ajustements techniques à sa politique économique pour surmonter les bouleversements politiques et les troubles sociaux majeurs, faire face à un environnement économique très volatil et répondre aux attentes des citoyens. Prudemment et sans grande cohérence, les gouvernements reconnaissaient la crise et introduisaient de timides mesures avec une réponse superficielle à une crise ardue.
Ils ont eu ainsi tendance à sous-estimer ou à masquer des données économiques inquiétantes, en l'occurrence l'état des finances publiques et la manière dont l'argent public est dépensé. La dernière décennie a laissé un héritage complexe en Tunisie. Le pays était sous la pression continue des dettes extérieures croissantes qui n'étaient pas désormais sans danger.
A l'évidence, la réforme profonde dont le pays a besoin nécessite une ouverture stratégique tant vis-à-vis de l'étranger qu'au sein même du pays, pour permettre à divers acteurs économiques, politiques et sociétaux de participer à la construction d'un nouveau modèle pouvant assurer à la fois stabilité et croissance.
Les négociations avec le FMI et la Banque mondiale entamées, depuis lundi dernier, se penchent également sur l'état de l'économie nationale et les signes de sortie de la crise financière et de reprise économique, dans un contexte jugé fragile, compte tenu de la dégradation de la situation épidémiologique.
La Tunisie ne s'est pas rangée, cette fois-ci, à l'orthodoxie économique prônée par le Fonds monétaire international. Le gouvernement est parti en négociations avec le FMI sur la base de projets de réforme, a déclaré Ali Kooli, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Appui à l'investissement. Au terme du 4e round des consultations de Beit Al Hikma, organisé par la Présidence du gouvernement, le ministre a fait état d'une «nouvelle et meilleure stratégie de négociation avec le FMI qu'il qualifie de «différente» des précédentes négociations avec ladite institution.
Le ministre estime que la Tunisie entame la relance des relations avec le FMI, avec une volonté sincère et une détermination forte à aboutir à un nouvel accord. C'est ce que le Chef du gouvernement, Hichem Mechichi, a affirmé à l'agence Reuters, précisant que « la Tunisie recherchera un programme de prêt de 4 milliards de dollars auprès du Fonds monétaire international (FMI) lors des négociations ».
Les politiciens et les partenaires sociaux devraient être eux aussi unis pour permettre au gouvernement de saisir cette «dernière chance» de sauver l'économie. «Tous les efforts doivent être unifiés en Tunisie, car nous considérons que nous avons atteint la dernière opportunité et nous devons l'utiliser pour sauver l'économie ».
En somme, la signature d'un programme avec le FMI n'est plus un choix pour la Tunisie. Au-delà du fait qu'il nous donne accès à des crédits à taux réduits, « c'est devenu une exigence de la plupart des partenaires internationaux et aussi une condition d'accès aux marchés. Je suis aussi contre un nouvel emprunt sans réformes structurelles. Sans réformes, nous allons augmenter l'endettement et hypothéquer davantage notre souveraineté. Le programme de réforme doit être avant tout pour notre pays avant qu'il ne serve pour négocier avec des partenaires», estime Nizar Yaiche, ancien ministre des Finances.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.