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Y a-t-il des raisons d'espérer ?
Entreprises en difficulté
Publié dans La Presse de Tunisie le 05 - 02 - 2017

L'Etat cherche à diminuer le nombre de fonctionnaires pour mieux restructurer le secteur et le rendre plus efficace. Estimés à 800.000, les fonctionnaires représentent une charge de plus en plus lourde et ralentissent l'évolution et la modernisation du pays. Le secteur privé, lui aussi, connaît de nombreuses difficultés. Rien qu'au mois de novembre 2016, plusieurs centaines de salariés ont été licenciés parce que les entreprises qui les employaient ont dû mettre la clé sous le paillasson.
Il est évident que la conjoncture pèse de tout son poids sur notre économie et oblige certaines entreprises soit à fermer, soit à se débarrasser du surplus de personnels.
Dans la plupart des cas, c'est la situation sociale qui en prend un coup. Le ministère des Affaires sociales a précisé, d'ailleurs, que les mécanismes de prise en charge ont fonctionné au profit de 2.489 salariés, au cours du mois de novembre dernier. C'est ce qui a entraîné le déblocage de près de 5.4 millions de dinars sous forme d'aides sociales.
Certes, le mois de novembre 2016 a enregistré 52 entreprises en détresse. C'est moins que pour le mois d'octobre (66). Ceci représente, néanmoins, une baisse de 21.2 %. Le nombre de salariés appartenant à ces entreprises est de plus de 15.000.
Une situation socioéconomique tendue
Bien sûr, les raisons de ces contreperformances sont nombreuses. La concurrence étrangère y est pour beaucoup quand on sait que la Tunisie est liée par de nombreux accords commerciaux avec, notamment, l'Europe. Sans parler du commerce parallèle et des circuits de contrebande.
De plus, l'environnement général est loin d'encourager les investisseurs à s'engager dans des aventures aux contours peu précis. La pression syndicale est trop forte. D'où l'hésitation à franchir le pas. Une étude menée par l'Apii (Agence de promotion de l'industrie et de l'innovation) sur la période 2005- juin 2016 résume la situation en insistant sur deux volets. Le premier concerne la fermeture de ces PME et le second la non création de nouveaux projets suivant les rythmes habituels.
Sur le premier volet, l'étude impute la fermeture à deux raisons principales : la majorité des entreprises sont des PME à faible pouvoir compétitif et, qui plus est, sont soumises à des difficultés de liquidités et, par conséquent, sont incapables d'accéder aux marchés financiers.
S'agissant du volet de la non création de nouveaux projets, l'Apii l'explique par la complexité et la longueur des procédures administratives ainsi qu'au climat des affaires, pour le moins délétère, qui caractérise la conjoncture en général.
Toutefois, il y a des intentions pour investir. En effet, l'année 2016 a permis d'enregistrer 3.854 nouveaux projets d'un montant de près de 3.822 millions de dinars contre 3.330 projets en 2015. Cette activité a profité au secteur industriel avec 45.7 % de hausse et pour le secteur des services à raison de 15.8 % de hausse.
L'impact sur le marché de l'emploi n'a pas été négligeable puisque les chiffres montrent que ces opérations d'investissement ont permis de créer pas moins de 57.000 nouveaux postes.
Il n'en demeure pas moins que les conditions sont encore un peu difficiles pour un grand nombre d'entreprises déjà en place. Sur les 626.000 entreprises, l'écrasante majorité emploie moins de 10 personnes. On peut dire que ce sont, même, des micros entreprises. C'est, surtout, de là que proviendrait leur faiblesse.
Une moyenne de 400 entreprises fermées/an
On estime, en outre, que 70.% de ces entreprises en difficulté ont des problèmes de dettes envers les banques, 6 % ont des impôts impayés, 3 % ont des problèmes avec les caisses sociales tandis que les 21 % restants sont d'origines diverses.
L'étude de l'Apii révèle, sans conteste, que 4.319 entreprises manufacturières employant plus de 10 personnes ont fermé, causant la perte de près de 250 mille postes. En d'autres termes, cela veut dire une moyenne de 400 entreprises fermées/an et 25.000 emplois perdus. La situation a empiré après 2011, puisqu'au niveau de la création des nouvelles entreprises manufacturières, la moyenne par an est passée de 470 sur la période 2005-2011 à 292 sur la période 2012-2015 enregistrant ainsi une baisse d'environ 40%.
Le phénomène a touché presque tous les secteurs du tissu économique et toutes les régions du pays. C'est ainsi qu'on peut constater que c'est le secteur du textile et de l'habillement qui est le plus sinistré avec 59 % de l'ensemble. Il est suivi par les industries mécaniques et électriques avec 13%.
Au niveau de la répartition géographique, on remarque que c'est le Centre-Est qui a été le plus impacté avec 47 % de fermeture et le Sud avec 27 %.


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