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Lewis Nkosi : Une figure de la littérature sud-africaine s'éteint
Littérature
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 09 - 2010

Parmi les échos littéraires qui nous viennent des contrées proches et lointaines, peu sont en provenance de l'Afrique du Sud, un pays qui a pourtant de quoi intéresser de par son histoire riche en événements qui ont marqué la mémoire collective mondiale. Il y a, dans l'histoire de ce pays, largement de quoi inspirer ses artistes et ses écrivains, dont le travail ne nous laisse pas indifférent. L'un d'eux est Lewis Nkosi, qui s'est éteint à l'âge de soixante-quatorze ans, le 5 septembre dernier, à Johannesbourg. Une perte pour l'Afrique du Sud qui compte peu d'écrivains noirs de sa stature et de son talent.
Romancier, homme de théâtre, critique littéraire, journaliste et universitaire, Lewis Nkosi était une grande figure de la vie littéraire sud-africaine. C'est en 1983 qu'il s'est fait connaître en publiant son premier roman Mating Birds. Il y raconte les derniers jours d'un jeune prisonnier injustement condamné à mort par les tribunaux sud-africains.
Conteur hors pair et intellectuel engagé, Lewis Nkosi est né en 1936 dans la province de Natal et a grandi à Durban où il a fait ses études secondaires. Au terme de ses études universitaires, il collabore au magazine Drum, fondé au début des années 50 par le Britannique Jim Bailey. Cette expérience va former la sensibilité de Lewis Nkosi, puisque le magazine avait pour principale caractéristique d'être produit par une équipe de journalistes noirs, pour un lectorat également noir et urbanisé. Drum fut un véritable creuset, dont est sortie une nouvelle génération d'écrivains noirs : Can Themba, Bloke Modisane, Ezekiel Mphalele, Peter Abrahams…
L'épisode qui a marqué le plus sa vie et son œuvre est sans doute son passage à l'université Harvard, à partir de 1960, pour étudier le journalisme, métier pour lequel il a dû renoncer à sa nationalité sud-africaine afin d'obtenir le fameux visa. Mais l'exil sera long et douloureux et l'homme ne pourra retourner dans son pays qu'en 1991, après la fin de l'apartheid.
C'est pendant son exil que Lewis Nkosi a rédigé l'essentiel de son œuvre, composée de pièces de théâtre, de nouvelles, de romans et, surtout, d'essais critiques sur les lettres sud-africaines. Spécialiste reconnu de l'histoire littéraire africaine, il a enseigné la littérature dans différentes universités, de Londres à la Californie, en passant par la Zambie et la Pologne.


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