Les Cabistes ont cru en leurs chances jusqu'au bout... Il y a des matches où tout pronostic est interdit avant et pendant leur déroulement tellement le suspense est total. C'était le cas vendredi dernier lors de la rencontre CAB-SG. On a pensé que le CAB allait l'emporter facilement après que Belarbi eut ouvert le score et Ben Sghaïer manqué une occasion de but nette quelques minutes plus tard. Mais on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise surprise et d'un renversement de situation. C'était le cas entre «Bizertins» et «Gabésiens». Mais quel spectacle! Certes, la qualité du jeu n'était pas des meilleures, mais le match a tenu en haleine tous les présents. Les Cabistes ont entamé la partie tambour battant, puisqu'ils acculèrent leurs vis-à-vis à défendre dans leur zone, subissant le jeu pendant un bon moment en cette période initiale. Seulement, les locaux ont péché par précipitation devant les bois de Wassim Nawara. Il est vrai que la pression qui pesait sur leurs épaules était énorme. On voulait marquer coûte que coûte, mais devant, il y avait un adversaire pas facile à manier. Et malgré les absences de Tej et Hadhria, le premier étant suspendu et le second encore blessé, le CAB a développé un volume de jeu responsable, mais il a manqué encore une fois terriblement d'efficacité. Pourtant, Belarbi et Ben Sghaïer ont montré qu'ils avaient du talent et possédaient des qualités de buteur. Après une première mi-temps au cours de laquelle il ne s'est pas passé grand-chose, les Nordistes étaient revenus décidés plus que jamais à faire la différence. Le staff technique avait conservé la même formation, sachant bien évidemment qu'elle avait les moyens de tromper l'arrière-garde visiteuse. Et à force d'essayer, les Cabistes sont arrivés à leurs fins par l'intermédiaire de Firas Belarbi d'une jolie frappe tendue de près de 25 mètres. Le CAB alors dominateur ne desserre pas l'étau sur son adversaire et continue à attaquer. Il a manqué de peu d'aggraver le score. N'est-ce pas Ben Sghaïer? Seulement quand on se lance en attaque sans prendre ses précautions, on risque d'oublier qu'on a un adversaire devant soi qui excelle par la rapidité d'exécution dans ses actions grâce à la vélocité de Lamine Traoré, Dramé Mikaylo, voire Hichem Essifi. La preuve est venue sur cette contre-attaque menée justement par Traoré qui est crocheté par derrière par Bilel Saïdani, le 2e carton jaune signifie alors l'expulsion. L'erreur était de n'avoir pas su assurer la couverture à temps et la faute commise n'était pas une solution, puisque l'attaquant gabésien était pratiquement au milieu du terrain et le demi défensif cabiste n'aurait pas dû tomber dans le piège. A dix, le CAB a reculé d'un cran, les Sudistes se sont vite rués vers le camp local. Ils se créent alors bon nombre d'occasions jusqu'à ce qu'ils égalisent par Hadda à la suite d'un coup de coin. Penalty manqué : 2e tournant du match Les Cabistes, abattus par ce coup du sort et le moral altéré, accusaient le coup. La Stayda n'en demandait pas tant ! Elle oblige Kasraoui à commettre une nouvelle «gaffe», offrant ainsi un penalty à Essifi. Et alors qu'on croyait tout perdu pour le CAB, le keeper «jaune et noir» sauve les siens d'un 2e but. Dans de telles conditions, l'entraîneur Lassaâd Dridi remplace Belarbi par Sassi et Ben Sghaïer par Hamdouni, espérant redonner de la vivacité à l'attaque. Il a vu juste, puisque ce dernier, sur un contre, évite un défenseur et effectue un joli tir dévié en corner. Sur le coup de coin exécuté par Ben Wannès, Ressaïssi reprend d'un joli heading dans les filets (90'), offrant la victoire aux Cabistes. C'était inespéré. Ce fut la délivrance ! Du suspense, il y en a eu jusqu'au but.