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Ces officiers formés pour commander
Reportage: Académie militaire DE Fondouk Jedid
Publié dans La Presse de Tunisie le 07 - 05 - 2017

A l'Académie de Fondouk Jedid, la vie est aussi un credo, voire une lutte continue, au fil du temps qui passe. Sans relâche. Un tel engagement moral et professionnel sans faille s'apprend au quotidien. Et les élèves officiers, disciplinés, vibrent au rythme d'un rituel si sacré et significatif, ô combien chargé du vrai sens d'appartenance et d'attachement à la mère patrie. A l'Académie, on inculque également à l'élève-officier les valeurs du leadership et du bon commandement
L'Académie militaire de Fondouk Jedid (Nabeul) a déjà cinquante ans. Et pourtant, il y a encore du travail sur la planche. La nouvelle page de l'histoire qui lui a été ouverte l'a poussée, à épouser son temps. Avec en toile de fond de nouveaux défis pesant lourd sur la sécurité du pays qui commandent de nouvelles stratégies, formation, savoir-faire, armements et logistique. A l'académie, la vie est aussi un credo, voire une lutte continue, au fil du temps qui passe. Sans relâche.
Un tel engagement moral et professionnel sans faille s'apprend au quotidien. Sur les bancs de l'école ou sur le terrain, la vie militaire est pleine d'enseignements. Et les élèves officiers, disciplinés, vibrent au rythme d'un rituel si sacré et significatif, ô combien chargé du vrai sens d'appartenance à la mère patrie. Symbole phare de souveraineté nationale qui sous-tend, de la sorte, une force de défense légitime. A Fondouk Jedid, à 30 km de la capitale, la jeune recrue, comme tous les bacheliers d'ailleurs, doit tout retenir au fur et à mesure. Rien n'est laissé au hasard. Tout compte dans un plan d'exercice à deux niveaux : militaire et académique. En ces circonstances postrévolution, où les menaces terroristes sont bien réelles, la grande muette a changé de vision et de stratégie. Et c'est de bonne guerre. «Ici, on forme le corps, forge l'esprit et le caractère pour avoir le profil d'un bon officier qui soit prêt à tout», résume un colonel-major. Sous ses ordres, six bataillons opèrent en toute rigueur.
Une double formation
Au bout de cinq ans, l'élève officier sort avec à son actif une formation militaro-universitaire poussée qui lui permet de joindre la crème de l'armée. Dans les labos des langues spécialisées, les amphis du droit ou dans les salles d'ingénierie dont dispose le département d'enseignement supérieur au sein de l'académie, il gagne ses galons. En fait, trois cursus au choix : ingéniorat, sciences militaires ou sciences juridiques. Il s'agit, somme toute, d'un enseignement multidisciplinaire dispensé, à l'image de nos écoles nationales d'ingénieurs. Obligation de résultats, en tout cas. Mais, les lois de l'armée font que ces acquis d'ordre technique et scientifique ne valent rien s'ils ne sont pas accompagnés d'une préparation physico-psychique intensive. Avec un niveau opérationnel avancé qui fait appel à l'activité de l'esprit défensif, aux bons réflexes préventifs et à la contre-attaque propice. Car, sur un terrain glissant, tout peut arriver. En temps de guerre, il n'y a plus de place à l'improvisation, et encore moins à la désinvolture. Soit zéro délit d'imprudence.
Au champ des manœuvres
Pour l'armée, la simulation de la réalité est indispensable. Au champ de tir, l'on a assisté à une opération blanche nous démontrant comment réagir en cas de danger immédiat. Un groupe d'élèves officiers s'initient à l'art des manœuvres, procédant à des coups de feu à balles réelles. Dans le cas d'espèce, tous les moyens sont bons pour vaincre son ennemi, avec la manière la plus rapide et efficace. C'est que l'exercice doit se faire dans les règles du jeu. «Cohérence de groupe, bonne communication au niveau des interventions, tactique de couverture pendant l'évacuation des camarades blessés et prestation des premiers secours à temps sont autant de facteurs déterminants à apprendre», insiste le colonel-major. De pareils entraînements sont presque à jour. Par ailleurs, les ateliers de travaux pratiques sont de nature à donner le plus en matière de topographie, de transmission radio et systèmes d'armes et munitions d'artillerie. «Ici, on apprend à monter et démonter les Steyr en trente secondes. Le tout pour des raisons de maintenance et de recharge dans un très court laps de temps», nous confie un formateur en tenue militaire.
Ainsi, l'élève-officier doit tout savoir. A l'académie de Fondouk Jedid, on lui inculque également les valeurs du leadership et du bon commandement. Ce vivier de formation demi-séculaire établit, à cet effet, des liens solides avec l'Ecole royale belge, son partenaire traditionnel, avec qui l'académie échange les visites et les concertations sur des questions d'intérêt commun.


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