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Les bouchées doubles
Festival international de Carthage
Publié dans La Presse de Tunisie le 07 - 08 - 2017

Dans un style qui lui est propre, Abderrahmane Mohamed a enchaîné les œuvres, fidèle à une démarche où la poésie est omniprésente, lors de la même soirée sur l'esplanade du musée de Carthage, Sabry Mosbah a déployé ses ailes.
Abderrahmane Mohamed est un véritable crooner qui a séduit des millions de jeunes à travers Youtube par sa musiquae langoureuse et son chant au ton romantique et chaleureux. Vendredi dernier au théâtre romain de Carthage, il a brillamment réussi à attirer un public nombreux, plutôt jeune et très branché sur le plan musical notamment, venu en masse à la rencontre de celui qui enflamme le net par sa voix tendre, ses clips inspirés et ses sonorités très recherchées.
Mais l'artiste avait eu du mal à entamer son spectacle. Sous l'effet d'une forte émotion, il a préféré prononcer un discours écrit avec poésie et passion, à travers lequel il a salué ses fans et dévoilé sa démarche d'artiste libre comme le vent.
D'emblée, et dans un style de romance propre à lui, Abderrahmane Mohamed a enchaîné les œuvres, fidèle à son style où la poésie est omniprésente. Cet artiste saoudien se déclare appartenir à la mouvance alternative de la chanson arabe, qui milite pour la faire sortir du carcan du traditionalisme grâce à l'expérimentation et l'emprunt aux autres expériences du monde.
Sur la scène du théâtre romain de Carthage, Abderrahmane Mohamed a démontré qu'il n'avait pas tort dans ses choix, puisque son public l'a applaudi, et l'a accompagné dans ses chansons surtout quand il a interprété la fameuse « Asabaka Ichkon » qui a enflammé le public aussi bien que sur le net.
Accompagné d'un orchestre mixte avec des musiciens tunisiens, le chanteur a donné libre cours à sa poésie et à son imagination. L'interprète de «Birouhi Fataton», «Law kana baynana al Habib», «Lamma Tlaquina», «bakrah»... a offert à son public tout un bouquet de son dernier album qu'il compte promouvoir dans une tournée mondiale. Avec son style mélangeant le rock, le jazz, la fusion et la world music, Aberrahmane Mohamed a assuré ce soir-là à Carthage en tenant en haleine son public pendant plus de deux heures de temps.
Du haut de la colline, Sabry Mosbah fait son show
Tout de suite après et sur la même scène, Sabry Mosbah a assuré sa première scène carthaginoise.
Le même timbre, la même gestuelle, la même présence sur scène, jusqu'au sourire, Sabry Mosbah rappelle au détail près la belle présence et la charisme de son père Slah; pourtant le style musical est totalement différent, sauf lorsqu'il reprend le célébrissime tube de son père «Ya Om Assawe3ed», il faut alors y regarder de près pour ne pas se tromper.
Pour sa première sur la scène de Carthage, Sabry Mosbah n'en a pas moins prouvé, une nouvelle fois, avec ses excellents musiciens, qu'il n'est pas le «fils de», mais qu''il est «lui», Sabry Mosbah avec sa propre personnalité, son propre registre.
Même lorsqu'il reprend des airs du répertoire classique de la chanson tunisienne, à l'instar de «Baba Jaloul», «Hez Ayounek» ou «Ya Lomima», la touche personnelle de Sabry et de ses musiciens est évidente.
Qu'elles soient écrites ou reprises, ses chansons sont toujours riches en style, avec des rythmes à la fois envoûtants et modernes. Des rythmes oscillant entre la musique traditionnelle tunisienne et le blues, le rock et parfois le reggae.
Sabry Mosbah s'est tout simplement montré à la hauteur de l'événement avec un show qui n'a laissé indifférents ni l'oreille ni le cœur du public qui a rempli tous les recoins du Musée de Carthage.
Un public qui s'est délecté durant tout le spectacle des rythmes irrésistibles et entraînants de Sabry Mosbah et qui s'est carrément déchaîné dès les premières notes du tube de l'artiste : «Mansit». A telle enseigne que le chanteur s'est vu obliger de prolonger le plaisir face à l'insistance du public qui en redemandait encore et encore.
Et puis comment ne pas évoquer ce merveilleux solo de Sana Mahmoud qui nous gratifié d'un morceau de musique d'une rare splendeur. Un moment de totale improvisation né de l'inspiration du moment de la jeune musicienne, de son propre aveu, recueilli à l'issue du spectacle.


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