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Ennahdha fait durer le suspense
Libertés individuelles et égalité:
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 08 - 2018

Quand Bochra Belhaj H'mida, la présidente de la Commission des libertés individuelles et de l'égalité (Colibe), créée le 13 août 2017 à l'initiative du président Béji Caïd Essebsi pour donner corps et âme à son appel à l'égalité en matière d'héritage et au mariage de la Tunisienne à un non-musulman sans que ce dernier ne soit obligé de se convertir à l'Islam, a rendu sa copie, début juin dernier, tout le monde se demandait comment Ennahdha allait réagir aux propositions contenues dans le rapport, plus particulièrement sous l'angle de la religion islamique dans la mesure où même si Ennahdha se présente aujourd'hui comme un parti civil, il réclame toujours son référentiel islamique.
En d'autres termes, on s'attendait à ce que les responsables d'Ennahdha, plus particulièrement ceux connus pour leur opposition à la séparation de la politique de la prédication, s'expriment ouvertement sur les dispositions que le rapport de la Colibe avance comme étant les fondements du prochain Code des libertés individuelles et de l'égalité au cas où les députés avaliseraient les idées qui y sont contenues.
Il se trouve qu'à l'instar de tous les autres partis politiques, Ennandha a gardé un silence incompréhensible et n'a publié aucun communiqué officiel dans lequel il explicite ses positions.
Seul Imed Khémiri, porte-parole du parti, a déclaré que le parti a formé une commission de réflexion qui aura à analyser les propositions de la Colibe et à faire connaître, en temps opportun, la position du parti.
Seulement, on attend toujours, à une journée du premier anniversaire de la création de la Colibe, demain, lundi 13 août, que la commission en question publie son rapport. Mais il semble que ce rapport ne sera pas dévoilé au grand public puisqu'il a déjà été soumis au président de la République lors de l'entrevue qu'il a accordée vendredi dernier au président d'Ennahdha, Rached Ghannouchi.
Et c'est une déclaration publiée par Ennahdha, mercredi dernier, à l'issue de la réunion de son bureau exécutif qui informe que «le leader du mouvement Rached Ghannouchi a remis au chef de l'Etat un message comportant la position du parti sur le projet de la Colibe».
Et la déclaration ne livre aucune information ou donnée sur la position du parti comme si informer que le chef de l'Etat est désormais au courant de ce que pensent les nahdhaouis du rapport qu'ils désignent comme le rapport de Bochra était déjà suffisant pour que les Tunisiens soient édifiés de ce qu'Ennahdha va réserver au parti.
Ce choix de communication est-il dicté par le souci de se désengager de la grande polémique suscitée, samedi dernier, quand des partis comme Tayyar Al Mahabba et des organisations comme la Coordination nationale de défense du Coran et de la Constitution sont descendus dans la rue pour dénoncer le contenu du rapport, appeler le président de la République à le retirer et accuser les membres de la Colibe, notamment sa présidente, d'hérésie ?
Faut-il rappeler que plusieurs analystes et observateurs n'ont pas hésité à pointer du doigt Ennahdha et à lui faire porter la responsabilité de la campagne de dénigrement et de «takfir» que plusieurs imams sont en train de mener, à travers l'ensemble du pays, contre les membres de la commission.
Il reste que face à la décision d'Ennahdha de se taire officiellement sur le contenu du rapport et d'attendre le sort qui lui sera réservé par le chef de l'Etat, l'on se trouve, encore une fois, obligé de recouper les déclarations ici et là, d'essayer de découvrir un lien entre une indiscrétion et une autre qui peuvent paraître contradictoires, mais qui constituent en réalité des ballons d'essai.
Et les observateurs de se demander pourquoi Ennahdha refuse-t-il de dévoiler publiquement sa position et entretient-il un certain rapport avec les campagnes de dénigrement qui mobilisent la rue ?
Et si Ennahdha avait exigé une quelconque contrepartie pour avaliser, à la dernière minute, le contenu du rapport ?
En tout état de cause, en attendant la journée du 13 août qui constituera un tournant dans l'histoire de la Tunisie, on est contraint de nouveau — stratégie de communication nahdhaouie oblige — de rester suspendu aux petites phrases qui disent la chose et son contraire à l'instar de celles de Maherzia Laâbidi, qui rejette catégoriquement l'égalité en matière d'héritage, et Lotfi Zitoun, qui est partisan de la liberté pour chacun de disposer de son corps.


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