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Des nuages s'amoncellent sur l'économie mondiale
BANQUE MONDIALE
Publié dans La Presse de Tunisie le 17 - 01 - 2019

Les perspectives de l'économie mondiale en 2019 se sont assombries. Les échanges commerciaux et les investissements internationaux faiblissent. Les tensions commerciales restent vives. Plusieurs grands marchés émergents ont subi de fortes pressions financières l'année dernière.
Dans ce contexte difficile, la croissance devrait stagner en 2019 dans les marchés émergents et les économies en développement. Parmi les pays très tributaires des exportations de produits de base, la reprise sera probablement beaucoup plus lente que ce qu'on avait pu espérer. On s'attend, en outre, à un ralentissement de la croissance dans de nombreuses autres économies. De surcroît, l'édition de janvier 2019 des Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale évoque une augmentation de la probabilité d'une croissance encore plus faible que prévu.
Les banques centrales des économies avancées continueront d'éliminer les politiques accommodantes mises en œuvre pour soutenir la reprise prolongée qui a fait suite à la crise financière survenue il y a dix ans. Les différends commerciaux latents risquent de dégénérer. Des niveaux d'endettement élevés accentuent la vulnérabilité de certaines économies — notamment celles des pays les plus pauvres — face à la hausse des taux d'intérêt mondiaux, aux changements d'humeur des investisseurs ou aux fluctuations de taux de change.
Croissance équitable
De plus, la fréquence accrue de certains phénomènes météorologiques accroît le risque de [...] fluctuations prononcées des prix des denrées alimentaires susceptibles d'aggraver la pauvreté. Une croissance équitable étant essentielle à l'atténuation de la pauvreté et à la promotion d'une prospérité partagée, les marchés émergents et les économies en développement doivent faire face à ce contexte économique difficile, en prenant des mesures pour préserver la dynamique économique, se tenir prêts à affronter des turbulences et promouvoir une croissance à long terme. Pour ce faire, il faudrait : reconstruire les budgets, rétablir les mécanismes régulateurs des banques centrales, valoriser le capital humain, promouvoir l'intégration commerciale et résoudre les problèmes posés par des secteurs informels parfois très vastes.
La Banque mondiale publie ses Perspectives économiques mondiales deux fois par an, en janvier et juin, dans le cadre de son analyse approfondie des principaux aspects de l'évolution de la situation macroéconomique mondiale et de leurs répercussions sur les pays membres. La promotion d'une croissance économique équitable et durable est au cœur des objectifs de la Banque consistant à mettre fin à l'extrême pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée.
Les Perspectives fournissent de précieuses informations à l'appui de la réalisation de ces objectifs et sont une source fiable pour les clients de la Banque, les parties prenantes, les organisations de la société civile et les chercheurs.
Accablés de dettes
Le traitement de la question des niveaux d'endettement élevés est une préoccupation de plus en plus importante. Ces dernières années, de nombreux pays à faible revenu ont eu accès à de nouvelles sources de financement, y compris des sources privées et des prêteurs extérieurs au Club de Paris qui rassemble les principaux pays créanciers. Certes, cette démarche a permis aux pays emprunteurs de financer d'importants besoins de développement, mais elle a aussi contribué à l'augmentation de leur dette publique.
«Après avoir tourné à plein régime au début de 2018, l'économie mondiale a perdu de la vitesse en cours d'année et le chemin pourrait être encore plus cahoteux en 2019. L'intensification des vents contraires, économiques et financiers, auxquels sont confrontés les pays émergents et en développement risque de compromettre les progrès accomplis par la communauté mondiale dans la réduction de l'extrême pauvreté. Pour maintenir une bonne dynamique, les pays doivent investir dans le capital humain, promouvoir une croissance inclusive et établir des sociétés résilientes».
Dans les pays à faible revenu, le ratio de la dette de l'Etat rapportée au PIB est passé de 30 % à 50 % au cours des quatre dernières années. Ces pays utilisent une part croissante de leurs recettes publiques pour s'acquitter des intérêts de la dette. La pression ainsi exercée par le service de la dette s'accentuera si les charges d'emprunt augmentent comme prévu durant les années à venir.
Dans ces circonstances, si les conditions de financement devaient se durcir brusquement, les pays concernés pourraient subir de soudaines sorties de capitaux et peiner à refinancer leurs dettes.
En principe, la dette publique doit être un endettement viable, dont le service devrait être assuré dans des contextes très divers à un coût raisonnable. En augmentant l'efficacité de la mobilisation des ressources et l'efficience des dépenses publiques, ainsi qu'en renforçant la gestion et la transparence de la dette, les pays à faible revenu peuvent réduire le risque de coûteuses tensions liées à l'endettement, soutenir le développement du secteur financier et réduire la volatilité macroéconomique.


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