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Un pas vers la démocratie ou l'autoritarisme?
Turquie — Armée
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 08 - 2011

La démission surprise des principaux chefs de l'armée turque, de plus en plus soumise à l'emprise du gouvernement islamo-conservateur, est-elle un pas vers plus de démocratie ou d'autoritarisme?
Le quotidien Hürriyet Daily News illustrait hier le "changement de pouvoir à Ankara", avec deux photos de la réunion du Conseil militaire suprême (YAS), prises à plusieurs mois d'intervalle.
On y voit dans les deux cas des généraux assis autour d'une table, sur fond de drapeaux turcs. Mais la réunion de 2010 est présidée par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et le chef d'état-major des armées Isik Kosaner, alors que cette semaine, M. Erdogan est seul en bout de table.
Et pour cause: le général Kosaner a démissionné vendredi dernier, avec les chefs de l'armée de terre, de l'air et de la marine, provoquant la stupeur en Turquie, brusquement détournée de ses préoccupations du moment: les vacances et le début de Ramadan.
Jadis habituée des coups d'Etat lorsqu'elle le jugeait utile, l'armée turque a cette fois choisi l'"implosion" comme moyen de protestation, selon l'universitaire Ahmet Insel.
Les généraux ont jeté l'éponge pour protester contre le refus du gouvernement islamo-conservateur d'accorder des promotions à leurs collègues emprisonnés, mais pas condamnés, pour complots contre le régime.
Plus généralement, ils réagissent aux arrestations en nombre dans leurs rangs, dans ces enquêtes: plus d'un général sur dix est actuellement en prison.
M. Erdogan et le président Abdullah Gül, que l'opposition laïque soupçonne de vouloir islamiser la société turque, ont immédiatement nommé un remplaçant au général Kosaner, le général Necdet Vzel, qui dirigeait la gendarmerie.
A Washington, le gouvernement américain est resté prudent à l'annonce de ces démissions.
"Nous avons confiance dans la solidité des institutions de la Turquie, à la fois démocratiques et militaires. C'est une affaire intérieure", a déclaré Mark Toner, porte-parole du Département d'Etat.
Même tonalité à la Commission européenne, où le porte-parole Michael Mann a invoqué le respect des "affaires intérieures" turques.
L'Otan, où l'armée turque vient en deuxième position en termes d'effectifs, n'a pas réagi.
En accentuant son emprise sur l'armée, notamment par le jeu des nominations, le gouvernement turc s'aligne un peu plus sur les démocraties européennes, a noté la presse turque.
Mais elle rappelle aussi que des doutes sérieux pèsent sur certaines preuves rassemblées contre ceux qui sont accusés de complot, militaires ou journalistes, dans un pays où le parti au pouvoir consolide son influence sur la justice et la police, selon Ahmet Insel.
L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (Osce) a dénombré cette année plus de 50 journalistes incarcérés en Turquie.
"L'impression générale est que dans le passé, les généraux lançaient des ultimatums et prenaient le pouvoir, et que maintenant, tout ce qu'ils peuvent faire c'est soumettre leur démission et envoyer leur demande de mise à la retraite anticipée à un gouvernement élu", note le journaliste Semih Idiz dans le quotidien Milliyet.
Mais, ajoute-t-il, l'opinion publique se demande si le régime n'est pas lancé dans une "chasse aux sorcières".
"On se réjouira a priori de la réussite de ce processus de démilitarisation du système politique turc", note l'analyste Jean Marcou.
Mais "la démission collective de l'état-major est en train de conforter, dans des proportions jamais atteintes, les pouvoirs du parti majoritaire qui sont déjà énormes", ce dernier ayant "méthodiquement mis la main sur la plupart des grands corps (diplomatie, hiérarchie universitaire, corps préfectoral, hiérarchie judiciaire) qui constituaient les seuls contre-pouvoirs véritablement influents" en Turquie.


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