CONDOLEANCES : Lamia ZOUAOUI    CONDOLEANCES : Chedly LAHMAR    Monastir: Un surveillant général arrêté pour avoir harcelé des parents d'élèves    La Tunisie accueille 'Phoenix Express 2022'    Appel à candidatures pour la Bourse d'aide à la mobilité AMI : date limite le 31 mai 2022    Slim Riahi : je ne suis ni un corrompu, ni un criminel pour subir cet acharnement !    Ukraine : La boulette signée Bush, il condamne sa guerre en Irak…    Le Kenya est exclu des éliminatoires de la CAN 2023 !!    Play-offs Ligue 1 Pro : Programme TV de la 6e journée    La chargée d'affaires à l'Ambassade des Etats-Unis: Le pèlerinage d'Al Ghriba est le symbole de tolérance et de paix [Vidéo]    Une délégation de l'Otan en Tunisie et … en catimini    Parution de l'ouvrage "Les dérives contraires en Tunisie" de Hatem M'rad    USBG : Dans la peau d'un trouble-fête...    EST :Continuer à faire le plein    Ligue 1 | Play-out – 3e journée : L'OB retrouve son rang de leader    Le Brief sportif national, continental et international du jeudi 19 mai    High Tech & Innovation    Tunisie – météo : Temps clair à peu nuageux    Photo du Jour : ils présentent des excuses pour le "dérangement"… On avance!    Walid Ben Salah, président de l'Ordre des experts-comptables de Tunisie à La Presse : «La Tunisie travaille sur l'amélioration de sa notation par le Gafi»    L'investissement étranger n'a pas retrouvé son niveau d'avant la pandémie    Le journaliste Mahmoud Ben Jemâa n'est plus    Ce soir, à la Salle Tahar-Cheriaa à la Cité de la Culture Chedli-Kélibi : Courez (re)voir «Le pas suspendu de la cigogne» d'Angelopoulos !    Tolérance et ouverture...Ce qu'a dit l'ambassadeur de France à propos de la Tunisie    Zied Mallouli : à Sfax, nous avons des sangliers en plus des ordures    Foot-Europe: le programme du jour    Artes propose la distribution d'un dividende de 0,8 dinar par action    EXCLUSIF: Najla Bouden participe au Forum de Davos    Comité de défense de Slim Riahi: Conférence de presse [Vidéo en direct]    Des Israéliens à la Ghriba    Prévenir la pénurie alimentaire    Abdelmajid Zar : la tentative de m'écarter de l'Utap est une trahison    Ghazi Maherzi: Le représentant du géant ukrainien de produits métallurgiques    Près de 135 mille candidats passeront les épreuves du baccalauréat    Match amical: USA-Maroc le 1er juin à Cincinnati    Le président de l'Instance générale des prisons et de la rééducation démis de ses fonctions    Par A.Ben Gamra : Notre banque centrale (BCT) cause elle-même l'inflation de notre économie    Libye : Bach Agha annonce Syrte comme siège de son gouvernement    Motus après le missile de l'USAID, Tunis attend qu'on coupe le robinet du FMI    Le Festival de l'Amandier débute ce vendredi à Sfax    Tahar Bekri: Aboulkacem Chebbi et la revue Forge    Ben Slama : le projet de calendrier du référendum a été élaboré par des parties étrangères à l'Isie !    Master International Film Festival : Un nouveau festival cinématographique tunisien en juin à Hammamet    Du Cap-Vert, au Cap Bon, Elisabeth Moreno part à la conquête des électeurs français de Tunisie    L'artiste Mondher Jebabli n'est plus    Le consulat tunisien à Tripoli appelle les Tunisiens à la vigilance    Taïeb Dridi: Toujours à Odessa pour exporter des céréales et des féculents    Des amis d'enfance juifs ouvrent un restaurant de couscous tunisien à Paris    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le grand chantier
Théâtre - Le Centre national des arts de la marionnette
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 09 - 2011

Sur la terrasse du Centre national des arts de la marionnette, des vieux décors, des têtes de poupées, des costumes d'époque et plusieurs accessoires sont «déterrés» de leurs caisses, et exposés au soleil...«Ce monde se prépare à une nouvelle vie», s'amuse à rêver Hassen Sellami, l'actuel directeur artistique du Centre national des arts de la marionnette. Puis il ajoute, désolé : «Malheureusement, on a pas pu récupérer toutes les marionnettes». Ce metteur en scène et ancien professeur de théâtre a rejoint l'animatrice culturelle Hela Ben Saâd, directrice du Centre national des arts de la marionnette, pour travailler en pair dans la gestion de cet espace. Première étape : le grand ménage. Ces deux jeunes ont commencé par trier, arranger et puis conserver le fond documentaire et artistique de ce lieu culturel, âgé d'une vingtaine d'années. Ils ont fait construire, sur la terrasse, sous un abri, des étagères où sont déposés des caisses renfermant chacune les marionnettes et des décors de vieilles productions. «Les caisses deviennent comme des tombes si on ne fait pas revivre les poupées», explique Hassen Sellami. Dans la nouvelle programmation du centre, ces anciennes pièces feront des tournées dans les théâtres, les écoles et universités, tout au long de l'année avec, de temps en temps, une remise en état des marionnettes et des décors. «Plus question de laisser ces derniers mourir, noyés par l'humidité et la poussière», promet le metteur en scène.
Raviver la mémoire du centre est une des priorités de la nouvelle direction. C'est ,d'ailleurs, avec une exposition de vieilles marionnettes que l'espace ouvrira, au mois d'octobre, sa saison culturelle. Il y aura, entre autres, la représentation d'une pièce de théâtre Kesoua, texte de Mohamed El Ouni et mise en scène de Lassaâd Mehrachi.
Cette pièce ne sera pas présentée dans les mêmes conditions d'autrefois. Hela Ben Saâd et Hassen Sellami tenaient à ce que la scène soit plus conforme aux exigences du métier. Ils ont donc dégagé les planches et assuré une certaine profondeur utile aux artistes. Les loges aussi ont été réaménagées pour garantir un minimum de confort au comédien. Les projecteurs sont désormais placés dans tous les sens et partout dans la salle... «Nous comptons élargir nos contacts et travailler en étroite collaboration avec aussi bien les centres régionaux qu'internationaux. Nous espérons également renouer avec les grands festivals de marionnettes du monde entier... Pour cela, il faut d'abord revoir les conditions techniques de la scène et l'aménager ensuite pour pouvoir enfin accueillir des pièces invitées», précise Hela Ben Saâd. Toujours dans cette même approche de communication, un logo sera conçu, suivi par un site internet qui sera lancé prochainement.
Les deux directeurs auraient aimé avoir un espace plus spacieux, adéquat à l'art de la marionnette. Ce qui n'est pas évident ! Faute de mieux, ils sont déterminés à rendre ce petit local «charmant malgré tout» —pour reprendre leurs propos—, un lieu de rêve et de magie. La façade de ce théâtre, noyée entre les boutiques et les restaurants de la rue de la Liberté, sera entièrement refaite. Les marionnettes seront mises en relief, et les couleurs seront déployées. Des ateliers sont aussi mis en chantier. Ils accueilleront professionnels et amateurs, avec de nouvelles perceptions de l'avenir. Ces ateliers seront même ouverts aux adultes et aux enfants dès le début du mois de janvier afin de familiariser le public avec cet art. Les travaux vont de la fabrication de la marionnette à la représentation, en passant par le texte, la manipulation, la scénographie... «L'enfant sera le seul maître à bord. Il aura sa propre histoire et nous ne serons que des encadreurs», expliquent les directeurs.
Récupérer le public
«Pour mieux approcher la marionnette de son public, le centre va préparer quelques comédiens à l'art de la rue et à donner de petits spectacles devant le théâtre», affirme Hassen Sellami.
Les ambitions de ce metteur en scène sont sans limites. Par cette préparation à l'art de la rue, Sellami espère conquérir l'avenue Habib-Bourguiba. Ces comédiens évolueront petit à petit vers le centre-ville. Ils seront intégrés progressivement dans le vécu de tunisien. « Je suis convaincu que par ce moyen, le théâtre pourra se réconcilier avec son public. Tout rêve sera alors concrétisé», insiste Sellami. Il rêve d'un festival international de marionnettes, qu'il espère annuel. «Non. Ce n'est pas un rêve. C'est un projet», rectifie Hela Ben Saâd. C'est avec ce festival que la nouvelle direction compte célébrer le vingtième anniversaire du centre. A cette occasion, il prépare aussi un livre historique sur le Centre national des arts de la marionnette, une sorte de référence englobant toutes les informations utiles sur cette discipline.
Avec ces nouveaux directeurs, le Centre des arts de la marionnette veut se réconcilier avec son passé et son présent en façonnant un avenir meilleur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.