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Une relance en suspens
Demain, Journée mondiale du tourisme
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 09 - 2011

• Peut-on encore tirer les meilleures opportunités qui pourraient être générées par les difficultés que connaît le secteur et s'adapter au mieux aux aléas de la conjoncture à travers des efforts et des actions ciblés à même de garantir un meilleur positionnement du tourisme tunisien ?
Alors que partout dans le monde l'on fêtera tambour battant la Journée mondiale du tourisme, en Tunisie où le secteur passe par la plus grave crise de son histoire, les festivités prévues perdent tout leur sens. En effet, le sombre horizon qui angoisse davantage des hôteliers aux épaules frêles et rend inertes de nombreux professionnels, confirme l'urgence de la relance du tourisme tunisien.
Ce n'est plus un secret : après un mois de décembre 2010 marqué par une réelle inflexion de la courbe touristique toutes branches confondues, le début de l'année 2011 perturbé par un hiver enneigé ayant paralysé la plupart des aéroports européens, l'avènement du soulèvement populaire tunisien accompagné d'un degré d'insécurité impropice à l'activité touristique, une crise humanitaire aux frontières sud du pays, un pays voisin en pleine révolte contre un dictateur fou, un mois de Ramadan qui coïncide avec la haute saison, des partis islamistes extrémistes peu enclins au tourisme qui refont surface, des mises en garde et des restrictions aux voyages encore en vigueur dans certains pays émetteurs de touristes, le couvre-feu encore en vigueur dans certaines régions du pays, des mouvements de contestation sociale déclenchés de part et d'autre dans des aéroports, des hôtels et d'autres secteurs en rapport avec le tourisme (chameliers, taxistes, transporteurs, handling, etc)… Résultat : des T.O qui réduisent leur volume d'activités en Tunisie et des entreprises touristiques engluées dans des problèmes de financement.
Enfin, le tableau est loin d'être reluisant puisque d'après les chiffres avancés par les autorités, le tourisme tunisien serait en chute libre et il est plus qu'impérieux que le secteur se ressaisisse pour éviter de toucher le fond.
En effet, au niveau des arrivées, les huit premiers mois de l'année 2011 ont enregistré une chute vertigineuse de 38,6% par rapport à la même période de l'année 2010. Ainsi, les entrées au terme de la troisième décade du mois d'août sont passées de 47.82.079 visiteurs en 2010 à 2.935.696 en 2011. Mais à l'évidence ce sont les entrées massives de refugiés et de migrants africains arabes et asiatiques qui ont contribuée au tassement des écarts négatifs pour la même période entre l'année 2010 et 2011. En effet, si l'on réduit ces entrées au nombre de 900.000, des baisses substantielles seront à signaler au niveau des marchés européens et concernent surtout les marchés prioritaires. C'est que tous les marchés européens confondus accusent une baisse de 47,2%.
Ces chutes sont indéniablement dues à la situation sécuritaire du pays, à l'effet de la révolte libyenne et aux risques liés à l'intervention armée des forces de l'Otan dans ce pays riverain, mais aussi au retour sur scène des partis islamistes peu favorables au tourisme.
Ainsi, à part le marché russe qui affiche une croissance de 16,5%, les difficultés persistent sur tous les marchés européens qui enregistrent des baisses vertigineuses allant jusqu'à -44,6% pour le principal marché émetteur, à savoir le marché français et piquant du nez (-82%) pour le marché bulgare.
Dans la foulée des baisses massives, le marché allemand lui emboîte le pas avec une diminution de l'ordre de 48%. Le marché anglais n'arrive pas à reprendre des couleurs avec cette décroissance remarquable de l'ordre de 37%. Le marché italien passe lui aussi par un grand trou d'air avec une contre-performance de 69%. On signale aussi avec inquiétude le comportement atypique des marchés des pays de l'Est qui chutent de nouveau, de même que le marché scandinave qui caracole à -83%. Pis encore du côté des Grecs avec -68,5% et du marché serbe (-57%) qui souffre de ses piètres résultats. Les résultats maussades qui sont aussi au rendez-vous chez les Roumains, les Hongrois, les Slovaques, Tchèque et Maltais, ont aggravé la donne sur le plan européen.
Vu sous cet angle, le train des réalisations demeure inquiétant pour une destination comme la Tunisie. Les recettes touristiques ont totalisé au terme de la troisième décade du mois d'août 2011, 1.300,5 millions de dinars soit une baisse de l'ordre de -42,7 % par rapport à la même période de l'année 2010.
De nouveaux combats
En dépit de ces difficultés, un combat reste à mener pour provoquer de nouvelles synergies freinant la tendance baissière. Celui d'une destination performante, qui en temps de crise, renforce et cible au mieux le travail de promotion, en accroissant notamment ses budgets de marketing, ses actions de promotion sur les marchés touristiques les plus importants et en prêtant main-forte aux protagonistes du secteur. D'ailleurs, après une participation ratée à l'ITB Berlin( édition 20011), le Salon mondial du tourisme à Paris Top Résa (septembre 20011) nous offre l'occasion de mesurer l'effort déployé par l'administration et les professionnels en vue de résister mieux que d'autres à la morosité ambiante ainsi que pour maintenir la place de la Tunisie sur l'échiquier des destinations, où le combat se joue sur l'offre alternative et la qualité des services.
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Le poids du secteur
Chiffres et statistiques justifient la place de choix qu'occupe le secteur du tourisme en Tunisie. En effet, la place et l'importance du tourisme dans la vie socioéconomique du pays n'est plus à démontrer ni en termes de recettes en devises, ni pour les postes d'emploi qu'il génère ainsi que pour les autres effets induits. En effet, le tourisme en Tunisie est un secteur à fort taux d'employabilité avec plus de 400000 postes d'emploi directs et indirects. Il contribue à hauteur de 5,5% du PIB, assure 13,3% des exportations globales, génère près de 19% des recettes en devises et concourt à la couverture du déficit de la balance commerciale à hauteur de 50%. L'investissement y a dépassé les cinq milliards de millions de dinars. Sa capacité d'accueil qui a connu un bond extraordinaire passant ainsi à plus de 250.000 lits. En outre, le tourisme occupe le deuxième rang dans les exportations après le textile et grâce à lui, l'artisanat a pu reprendre de sa superbe.
En effet, il entre dans la vente de 95% des produits du secteur de l'artisanat qui emploie plus de 265.000 personnes, soit 11% de la population active.
Ses ventes en devises se situent aux environs de 250 millions de dinars, ce qui représente plus de 2% du total des exportations. Mais le tourisme qui consomme aussi 3% de la production du transport terrestre et des télécommunications et fournit une bonne part de leurs recettes aux compagnies aériennes tunisiennes (70%) agit comme une locomotive pour les autres secteurs.
La consommation de plusieurs centaines de milliers de touristes chaque mois correspond à une exportation sur place d'un grand nombre de produits agro-alimentaires : eau, poisson, viande, œufs, vin, fruits et légumes.
L'agriculture doit son évolution quantitative et qualitative en grande partie au tourisme qui consomme 6% de sa production. Le secteur a aussi dynamisé d'autres activités en l'occurrence celles du bâtiment (céramique, équipements sanitaires, articles de petite quincaillerie, cuisine, matériel de restauration industrielle), certaines industries mécaniques ou électriques, textile, ébénisterie et transport. Toutefois, c'est dans le domaine de l'emploi que le tourisme joue le rôle le plus important puisqu'on évalue à 2.000.000 de personnes la population qui vit directement et indirectement du tourisme, ce qui représente environ un cinquième de la population tunisienne.


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