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Mais où est passé le public ?
Cinéma : Tahrir, place de la libération de Stefano Savona
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 02 - 2012

Annoncé comme un événement pour célébrer l'anniversaire de la révolution égyptienne, Tahrir, place de la libération, le film franco-italien de Stefano Savona projeté, lundi dernier au cinéma Alhambra (La Marsa), n'a pas attiré de public, à part votre humble serviteur puis, au milieu de la projection, trois autres spectateurs égarés qui croyaient être venus assister à la projection de Histoires tunisiennes de Nada Hfaïedh.
Que s'est-il passé exactement ? Pourquoi le public a-t-il fait faux bond ? Est-ce le mauvais temps qui l'en a dissuadé ou le manque de médiatisation ou alors en a-t-il marre des films traitant des révolutions ? Autant de questions restées en suspens, car même le gérant de la salle, le cinéaste Ibrahim Letaïef, n'a pas caché son étonnement. Il n'a pas d'explication au sujet de cette désaffection.
Toujours est-il que c'est dans une salle vide qu'a eu lieu la projection de ce documentaire d'une heure et demie, distingué pourtant deux fois en 2011 au festival international du film de Locarno (Suisse) et Grand prix des «Traces de vies» (France). Plus reportage que documentaire, Tahrir, place de la libération est sans surprise. Il montre des images vues des dizaines de fois dans les journaux télévisés.
A l'instar de la révolution tunisienne, articulée autour de la place symbolique de la Kasbah, le soulèvement populaire du peuple égyptien a eu lieu sur la célèbre place publique Tahrir au Caire. Le réalisateur suit quelques jeunes révolutionnaires : Essayed, Ahmed et Noha, exemples des milliers d'Egyptiens ayant occupé la place Tahrir jour et nuit jusqu'à faire vaciller le régime en place et provoquer le départ de Hosni Moubarak.
Carnets d'une révolution
Les journées de cette population révoltée sont rythmées par des débats tournant autour de l'après-Moubarak. Quelle Constitution et quel type de pouvoir mettre en place ? Ils imaginent un pouvoir laïc où les religions seraient à l'écart. Chrétiens et musulmans main dans la main tentent de chasser le tyran Moubarak qui s'accroche pourtant comme un capitaine perdu au milieu de la tempête. Jamais le cinéaste ne montre son image mais transmet un extrait de son discours en voix off dans lequel il annonce qu'il ne quitterait pas le pouvoir ni le pays.
Deux voix contradictoires, celle d'un peuple qui a déjà tourné la page et celle d'un Raïs qui pour se maintenir au pouvoir utilise les répressions sanguinaires contre les révolutionnaires. Ces derniers se défendent à coups de jets de pierres et de slogans hostiles défiant l'armée restée en contre-champ dans le film pour préserver cette place, espace de conquête de la liberté.
La caméra de Stefano Savona est proche des visages des révolutionnaires survoltés qui crient leur ras-le-bol du régime de Moubarak, de ses corruptions et malversations. Puis, elle se met à l'écart lors des scènes d'émeutes que le réalisateur filme en plongée pour mieux mesurer l'impressionnant mouvement de foule. Le film se termine lorsque Moubarak annonce qu'il rend les armes et quitte le pouvoir. C'est alors que la place Tahrir prend un autre visage, celui la liberté retrouvée, fêtée par les révolutionnaires par des scènes de joie, de chant et de danse.
Tahrir, place de la révolution est un témoignage sur une chronique au jour le jour de la révolution, un document dont la valeur n'est pas immédiate. Il servira aux générations futures qui veulent savoir et comprendre ce qui est arrivé un certain février 2011.
Stefano Savona, archéologue de formation, a travaillé comme photographe indépendant avant de se consacrer à la réalisation de films documentaires et d'installations vidéo. Il a à son actif deux longs métrages: Carnets d'un combattant kurde (2006) et Plomb durci (2009).


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