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Le ministère de l'Intérieur fait la sourde oreille
Affaire du colonel Lotfi Guelmami
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 03 - 2013

Incroyable mais vrai. Le ministère de l'Intérieur n'a pas bougé le petit doigt dans l'affaire «étonnante» du colonel Lotfi Guelmami, en dépit de la campagne médiatique que celui-ci mène sans relâche depuis l'été 2012, afin de recouvrer ses droits et son honneur ainsi que celui de la famille. Bien qu'accusé à tort puis innocenté par le tribunal administratif (juillet 2012), le haut gradé du MI, mis à la retraite forcée en février 2011, n'a pas réintégré son poste jusqu'à ce jour et continue de broyer du noir. Son innocence a été également reconnue par le même ministre qui l'a écarté du MI, Farhat Rajhi, et par Ali Laârayedh, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement légitime de Hamadi Jebali, qui a reconnu de fait l'injustice dont fait l'objet le colonel Lotfi Guelmami. Presque tous les médias arabophones, les radios et les chaînes de télévision ont parlé de cette affaire se relayant les informations sans qu'aucune partie ne démente l'innocence du colonel ou ne remette en question son droit à recouvrer son travail. A qui profite l'imbroglio? Qu'est-ce qui explique l'inertie du MI qui fait la sourde oreille aux appels à l'aide du gradé contre l'injustice ? Quand le gouvernement va-t-il comprendre que les campagnes médiatiques, même si elles dérangent et qu'elles prennent parfois des allures de polémique, contribuent malgré tout à améliorer la visibilité et à prendre les décisions justes, même si elles fâchent certains ?
Ce qui est certain c'est que le colonel ne lâche pas. L'injustice est trop grande et flagrante pour qu'il baisse les bras et se résigne à se cacher dans sa retraite forcée alors que ses «bourreaux» ont reconnu son innocence et leur «erreur». Il a frappé à toutes les portes de l'ANC, des partis politiques et de la société civile. L'écho a toujours été en sa faveur mais sans plus. Farhat Rajhi a-t-il été induit en erreur par les instigateurs de la liste des 42 hauts cadres du MI mis à la retraite forcée (accusations de corruption, fraudes, torture...) dans le cadre de l'assainissement du ministère et de sa réforme ? Oui, l'ex-ministre de l'Intérieur l'a reconnu en public sur «Hannibal» (chaîne privée); et, en tant que président du conseil supérieur des droits de l'Homme, il a même adressé une lettre dans ce sens à Ali Laârayedh afin que le colonel soit réhabilité. Alors, pourquoi ce colonel n'a-t-il pas encore été réhabilité et reconduit à son poste, sachant que ce gradé n'a jamais assumé de responsabilités «sensibles» au sein du MI avant le 14 janvier ni eu affaire aux cercles douteux sous l'ancien régime.
Pour justifier l'indication de son nom sur la liste des 42, on aura usé de subterfuges et de fraudes, selon le colonel, puisque son âge a été augmenté de 8 ans et qu'il a été accusé à tort d'avoir agressé violemment les sit-ineurs de La Kasbah, sous le gouvernement de Béji Caïd Essebsi. A qui profite l'éloignement du colonel du MI ? Question inévitable en raison de l'indifférence des responsables politiques à l'égard de cette affaire et qui semblent dire aux médias qui se relayent le sujet sur leurs antennes et leurs colonnes : «Causez toujours».
Certes, le MI a d'autres préoccupations et surtout de gros dossiers à étudier, comme la rumeur de l'existence d'un appareil sécuritaire parallèle, le trafic et la circulation des armes dans le pays, l'assassinat d'un militant politique, la recrudescence de la violence politique, les mouvements de revendications qui secouent le milieu des forces de sécurité sans oublier le feuilleton interminable du remaniement ministériel. Mais ceci explique-t-il cela? Lotfi Guelmami, 50 ans, une des grandes compétences du ministère de l'Intérieur (diplômé de trois grandes écoles militaires : Académie militaire, Cour capitaine, l'Ecole d'état-major, l'Ecole supérieure de guerre), et sa famille ne pourront-ils pas un jour recouvrer l'honneur et la paix de l'âme ? L'affaire du colonel peut paraître dérisoire devant tous les dossiers qui se trouvent sur le bureau du ministre de l'Intérieur et qui concernent l'avenir de tout le pays, mais que vaut cet avenir en l'absence de justice, de droit et de dignité pour tous les citoyens dont Lotfi Guelmami fait partie ? N'est-ce pas pour ces valeurs et ces droits que les Tunisiens ont fait la révolution du 14 janvier ? Qu'en pensent les défenseurs des droits de l'Homme, comme Mme Sihème Ben Sédrine qui semble bien connaître le dossier MI et qui aurait été, selon certains, derrière la liste des 42 cadres écartés du ministère de l'Intérieur ? Que faudrait-il faire pour laver l'honneur d'un homme, un colonel d'une grande formation et d'une réputation sans faille. S'il y a injustice, les défenseurs des droits de l'Homme, y compris la Ligue tunisienne des droits de l'Homme, doivent agir sans qu'ils attendent qu'on fasse appel à eux, car leur responsabilité de défendre les droits des citoyens – Lotfi Guelmami en est un — est aujourd'hui plus grande que jamais auparavant.


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