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L'histoire d'un chauffeur de taxi somalien
Oscars
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 01 - 2000

Pour son tout premier rôle dans un film, Barkhad Abdi a réussi un coup de génie en étant nominé pour les Oscars. Il y a encore trois ans, cet acteur originaire de Somalie était chauffeur de taxi à Minneapolis.
L'histoire de Barkhad Abdi serait parfaite pour un film d'Hollywood. La vie de ce jeune homme de 28 ans ressemble, en effet, à un conte de fée comme les Américains en raffolent. En l'espace de quelques mois, ce migrant d'origine somalienne est passé des rues de Minneapolis au tapis rouge de Los Angeles. L'Académie des Oscars a annoncé, jeudi 16 janvier, sa nomination dans la catégorie du meilleur second rôle pour le film de Paul Greengrass «Capitaine Phillips».
«C'est tellement excitant, a-t-il réagi après cette annonce, comme le rapporte le site de «USA Today». Je suis vraiment honoré et très heureux de cette nomination. J'ai encore du mal à y croire».
Aux côtés de Tom Hanks
Il y a encore trois ans, Barkhad Abdi était, en effet, bien loin de ce monde de stars et de paillettes. Alors chauffeur de taxi et de limousine à Minneapolis, il a tout simplement répondu à un casting dont il avait entendu parler sur une télévision locale. Après plusieurs auditions, cet acteur en herbe a finalement été choisi pour interpréter le rôle de Muse, un Somalien qui, à la tête d'un groupe de pirates, s'empare du navire américain MV Maersk Alabama.
Dans ce film, inspiré d'une histoire vraie, Barkhad Abdi s'est retrouvé face à une de ses idoles, Tom Hanks, qu'il avait notamment admiré quand il était enfant dans Forrest Gump. Les deux hommes se sont rencontrés pour la toute première fois lors du tournage de la scène ou Muse prend en otage le capitaine Phillips. «J'avais un peu peur», a raconté depuis Barkhad Abdi sur le plateau du Today Show. «Mais je suis devenu le personnage. J'ai essayé d'être ce gars pour un moment. J'ai usé de beaucoup d'imagination. J'ai parlé à beaucoup de personnes qui venaient de Somalie et j'ai lu beaucoup d'histoires de piraterie».
De Mogadiscio à Hollywood
Barkhad Abdi a passé la majeure partie de sa vie bien loin de son pays d'origine. Né en 1985 à Mogadiscio, il a quitté la Somalie pour le Yémen dès l'âge de sept ans avec sa famille, pour échapper aux violences. Interrogé par le «L.A Times» sur cette guerre, le jeune homme décrit l'horreur: «Tout avait changé. La nuit, mes frères et moi nous entendions les tirs. Je me souviens de cette femme qui avait été violée. Elle criait et demandait à l'aide chaque nuit».
En 1999, ses parents partent s'installer aux Etats-Unis dans le Minnesota, à Minneapolis, où réside une communauté somalienne d'environ 14 000 personnes. Pour l'enfant de 14 ans, cet exil n'est pas si facile : «C'est juste la nature humaine. Les gens n'aiment pas ce qui est différent. Quand les Somaliens sont arrivés, certains membres de la communauté afro-américaine les ont perçus comme une menace. Mais comme la plupart des enfants somaliens, nous ne nous battions pas».
Cette période de rejet est aujourd'hui derrière lui. Le migrant somalien est désormais une source d'inspiration. Devenu acteur un peu par hasard, il espère continuer dans cette voie. «C'est le travail qui va me permettre de réussir une carrière. J'aime relever les défis. Il faudra aussi que je rencontre les bonnes personnes et que je choisisse les bons projets», a-t-il déjà annoncé dans une interview au «Star Tribune».
Lors de la cérémonie des Oscars le 2 mars, Barkhad Abdi sera en compétition avec Bradley Cooper, Michael Fassbender, Johan Hill et Jared Leto. Son nouvel ami Tom Hanks ne sera, malheureusement, pas à ses côtés. Contrairement à son partenaire débutant, il n'a pas été nominé pour son rôle du capitaine Phillips.


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