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De nouvelles ressources fiscales pour l'Etat
Timbre fiscal pour les touristes
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 08 - 2014

Un timbre fiscal d'une valeur de 30 dinars pour toute personne étrangère voulant quitter la Tunisie, quelle que soit sa nationalité, doit désormais être payé en fin de séjour. Des apports financiers importants pourraient être obtenus à condition d'informer les touristes au préalable
En cette période économique difficile caractérisée par des pressions sur le budget de l'Etat — à cause des recettes limitées et des dépenses de plus en plus élevées — il est devenu indispensable de rechercher de nouvelles ressources de financement. Les taxes, qui constituent avec les impôts, les principales ressources pour financer le budget, ont été élargies aux personnes étrangères qui visitent la Tunisie. Celles-ci doivent payer un timbre fiscal d'une valeur de 30 dinars lors de la fin de leur séjour dans notre pays. C'est l'une des solutions considérées comme appropriées pour améliorer les recettes de l'Etat dictées par une conjoncture intérieure défavorable, d'autant plus que la marge de manœuvre des pouvoirs publics sur le marché financier mondial est limitée après les notes défavorables relatives aux perspectives de l'économie tunisienne publiées par certaines agences internationales de notation.
Toute personne voulant quitter la Tunisie — quelle que soit sa nationalité — doit donc payer en fin de séjour ce droit fiscal qui vise essentiellement les touristes qui passent des séjours plus ou moins longs dans notre pays et qui, d'habitude, n'ont pas de taxe de ce genre à payer à leur sortie du territoire national. Certains professionnels du secteur touristique s'inquiètent des conséquences d'une telle mesure qui peut décourager plusieurs touristes voulant visiter la Tunisie. Mais cette mesure ne concerne pas uniquement les touristes, puisque notre pays compte aussi des hommes d'affaires de nationalité étrangère qui résident pendant une longue période avant de retourner chez eux.
Un grand apport financier
Dans d'autres pays du monde, une telle taxe est appliquée dans un souci de renforcer les ressources financières publiques. Pour la Tunisie, les professionnels ont constaté au cours des dernières années qu'une grande partie des touristes qui arrivent - notamment pendant la haute saison - sont d'une catégorie sociale à revenu relativement limité. Ces touristes choisissent, d'ailleurs, les établissements hôteliers de deux ou trois étoiles et se contentent de prendre leurs repas dans des restaurants populaires et des gargotes pour économiser plus d'argent. Peu dépensiers, ces touristes viennent dans notre pays surtout pour se rendre dans des sites historiques et culturels pour découvrir notre civilisation et notre histoire.
Ces touristes n'ont certainement pas bien accueilli la mesure relative au timbre fiscal qui doit comporter le cachet de la police et associé au passeport lors du départ du passager vers son pays. Avec l'arrivée en moyenne de cinq millions de touristes - voire sept millions selon les prévisions établies au cours de cette année -, une telle mesure aurait un grand apport financier pour les caisses de l'Etat au cas où elle serait appliquée rigoureusement. L'idéal serait de bien informer les touristes étrangers de cette taxe lors de leurs préparatifs au voyage pour qu'ils ne soient pas piégés ou pris au dépourvu lors de leur sortie de la Tunisie. C'est que certains touristes dépensent tout leur argent lors de leur séjour et se retrouvent sans le moindre centime quand ils s'apprêtent à quitter le territoire tunisien. Non informés de la nouvelle mesure, ces touristes peuvent être en infraction avec la réglementation en vigueur sans le savoir ou sans avoir l'intention d'ignorer cette taxe. Les agences de voyages, les représentants des compagnies aériennes et de l'Office du tourisme tunisien à l'étranger ont donc une mission d'information à assumer pour que les touristes soient au courant de cette mesure et voyagent en toute connaissance de cause.
Agir au plus vite
D'autre part, les professionnels du tourisme tunisien et l'administration de tutelle doivent viser — à partir des prochains mois — de nouvelles catégories de touristes qui ont la possibilité de payer plus. L'organisation de manifestations touristiques de haut niveau — en invitant des personnalités dans les domaines de l'art, de la télévision et de l'économie — pourrait être à l'origine de l'engouement des touristes pour le destination Tunisie. Il serait fort utile d'inviter aussi des journalistes de grandes chaînes de télévision et de magazines pour faire des reportages et des enquêtes qui auraient des effets bénéfiques sur l'attraction des touristes vers notre pays en valorisant l'artisanat, les terrains de golf, les centres de thalassothérapie, la cuisine raffinée et authentique... Les éductours organisés par les tour-opérateurs et les compagnies maritimes ne devraient pas être négligés.
Par ailleurs, la diversification des produits touristiques qui constitue un choix affiché par le ministère du Tourisme devrait être concrétisée à court et moyen terme pour pouvoir tirer le meilleur profit des touristes qui visitent la Tunisie et qui sont prêts à payer pour l'achat des produits d'artisanat mais aussi pour s'acquitter du timbre fiscal à la fin de leur séjour. Le timbre fiscal pour les personnes étrangères qui visitent la Tunisie fait partie de la loi de Finances complémentaire de 2014 qui doit entrer en vigueur après sa publication sur le Journal officiel, ce qui signifie que cette haute saison n'est pas concernée par cette nouvelle mesure. Cependant, la saison touristique devrait se poursuivre tout au long de l'année pour accroître le nombre de touristes de diverses nationalités en ciblant, particulièrement, le tourisme de congrès - qui s'étend sur toute la saison hivernale - le tourisme de troisième âge, le tourisme sportif et autres.
Particularité des touristes maghrébins
Pour pouvoir attirer de nouvelles catégories de touristes dépensiers, il est nécessaire de consolider et d'assurer la maintenance les unités touristiques actuellement fonctionnelles et d'aménager de grands espaces de congrès et d'animation ainsi que des villages d'animation et de commerce artisanal comme celui de Hammamet Sud. Les activités parallèles à une manifestation économique, politique ou culturelle, pourraient rapporter beaucoup d'argent aux hôteliers mais également à l'Etat à condition de renforcer la collaboration avec les agences de voyages et les tours-opérateurs. Plusieurs services de qualité pourraient être offerts aux touristes occidentaux qui cherchent le dépaysement dans le cadre des excusions et des visites dans les souks d'artisanat, des dîners dans des espaces ouverts au sud, sous les tentes et dans les forêts du nord-ouest.
L'objectif final recherché à travers cette taxe fiscale est d'améliorer les ressources de l'Etat. Même les touristes maghrébins - qui ont compensé en grande partie le manque des touristes des autres nationalités habitués à visiter notre pays - sont concernés par cette mesure.
Les touristes algériens, libyens et marocains viennent dans notre pays - pour profiter des sites naturels tunisiens mais aussi pour contacter les gens et vivre en famille - ont des spécificités et exigent certains services de qualité comme l'Internet - qui n'est pas disponible dans tous les hôtels - ainsi que l'animation et la bonne cuisine. D'ailleurs, de nombreux Maghrébins optent pour les clubs de vacances ou louent des appartements meublés pour vivre librement en faisant eux-mêmes leur cuisine en organisant leur programme d'animation à leur guise. Les touristes maghrébins prévoient, en général, un budget conséquent pour leur voyage dans notre pays, ce qui leur permet de payer le timbre fiscal sans souci. Il est nécessaire de miser aussi sur ces catégories de touristes qui ont, généralement, une idée sur les régions tunisiennes où il fait bon vivre.


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