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Doucement, le matin
Présidentielle 2014 - A l'Ariana
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 01 - 2000

Contrairement aux élections législatives, où les électeurs se sont dirigés en masse aux urnes dès l'ouverture des bureaux, le taux de participation, hier matin, jour de vote pour le premier tour de la présidentielle, a été relativement faible
Dimanche 23 novembre 2014. Une journée historique pour les Tunisiens. Quatre ans après la révolution, ils étaient appelés à élire, pour la première fois, librement leur président. L'ère démocratique s'installe progressivement en Tunisie. Après le retrait de cinq candidats, 22 étaient, hier, encore en lice dans la course à la magistrature suprême. Contrairement aux législatives, ce matin, vers 8h00, au bureau de vote installé dans le lycée pilote de l'Ariana, le nombre des électeurs était faible par rapport au 23 octobre. La plupart des électeurs en file devant les bureaux de vote ne sont pas jeunes. Les jeunes se trouvaient à l'intérieur, au niveau de la direction et du contrôle des bureaux de vote. C'est à se poser des questions. Pour certains, il est encore tôt et la journée est encore longue. Mais pour d'autres, la réponse est plus pessimiste : les jeunes n'y croient pas trop et ne s'intéressent pas à la politique !
Une vraie compétition
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 8h00, contrairement aux élections législatives où l'ouverture était assurée dès 7h00 du matin. Du côté de l'Ariana, à l'ouverture des bureaux, le nombre d'électeurs paraissait moins important. « Pour le moment, il y a moins de monde que le dimanche 23 octobre 2014», reconnaît un observateur en place devant le bureau de vote. Narjes, mère de famille, accompagnée de ses enfants, vient de voter et se veut rassurante : « Les gens vont venir. C'est l'occasion de choisir un président pour nous gouverner. Un président dont le mandat sera de cinq ans et qui permettra au pays de sortir du provisoire ». La plupart des électeurs ont souligné que voter ce 23 novembre est historique, car c'est la première fois qu'ils vont choisir entre plusieurs candidats. « C'est mieux qu'il y ait une vraie compétition, lance Nébil Ben Salahyen, on aura ainsi à choisir selon la conviction de chacun ». Une conviction exprimée par chaque électeur en écoutant les candidats via les médias ou en les suivant dans leurs meetings ». « Maintenant, le choix est établi, réplique son épouse. On a voté pour le candidat qui, à notre sens, sera le meilleur pour mener le pays à bon port ». Un peu plus loin, devant l'école Farhat Hached, comme partout ailleurs à proximité des bureaux de vote de la ville, la présence des militaires et des agents de l'ordre est très forte. Hassen Boughanem, la cinquantaine, demeure convaincu que les Tunisiens afflueront pour élire leur président. Assis dans un café, pas loin du centre de vote, un citoyen, casquette vissée sur la tête, n'avait pas de l'encre violet sur le doigt, symbole de passage par l'urne. « Je ne suis pas encore certain d'aller voter, quoiqu'inscrit volontairement. Je sais que les élections sont importantes. Et quel que soit le candidat qui va gagner, on veut juste qu'il soit capable de faire avancer le pays», réplique-t-il à notre interrogation.
Organisation plus rigoureuse du scrutin
Pour que ce vœu se réalise, il faudrait que tous les inscrits, au moins aillent voter, notamment les jeunes qui représentent une masse importante des électeurs. Or, jusqu'à environ 11h00 du matin, le taux de participation de jeunes est demeuré faible. Lamia, institutrice et jeune mère de famille, ne souhaite pas dire qui elle a choisi mais se dit fière de la Tunisie, le seul pays du « printemps arabe » à ne pas être être tombé dans la violence. Un pays qui, à son sens, en dépit de tout, est sur le chemin de réussir son processus de transition démocratique. Force est de reconnaître qu'à l'exception du faible taux de participation, l'opération de vote s'est déroulée dans de bonnes conditions, sans infractions remarquables. L'Isie a tenté, en effet, de remédier aux lacunes enregistrées aux dernières élections législatives du 23 octobre, comme, par exemple, d'interdire à tous les électeurs ayant accompli le vote de rester dans l'enceinte des centres de vote. Si l'affluence est incontestablement plus faible par rapport aux législatives, l'organisation du scrutin semble, elle, plus rigoureuse. Selon la plupart des électeurs et observateurs du côté de l'Ariana, l'identité de toute personne entrant dans un centre de vote est scrupuleusement vérifiée par un personnel portant des badges visibles, avec photo à l'appui. Ce qui a permis aux observateurs de mieux faire leur travail et aux électeurs de voter dans de bonnes conditions.


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