Il est temps d'engager une réflexion sur la réforme des structures internes de la Cour Le projet de jumelage entre la Cour des comptes de la Tunisie et les cours des comptes française, portugaise et britannique, a été clôturé, lors d'un séminaire organisé hier, à Tunis. Ce projet, qui porte sur le renforcement des capacités institutionnelles de la Cour des comptes, vise à améliorer le contrôle des finances publiques à travers le renforcement de la reddition des comptes et la transparence. Ce projet a été réalisé sur 3 ans, moyennant 1,5 million d'euros (1euro=2,3 dinars) et faisant appel à plus de 30 experts européens, a affirmé l'ambassadrice de l'Union européenne à Tunis, Laura Baeza. Elle a précisé que l'adoption de la transparence et du contrôle nécessite une profonde révision des mécanismes de gestion des deniers publics. Pour le premier président de la Cour des comptes, Abdellatif Kharat, le projet a offert d'engager une réflexion sur la reforme des structures internes de la Cour des comptes, le réexamen du fonctionnement de ses différentes instances et le développement de ses services en s'informant des expériences des institutions similaires et la formation en matière d'audit. Le projet de jumelage a permis l'élaboration de nouveaux projets de loi adaptés à la nouvelle constitution outre la préparation de guides de contrôle dans certains domaines. Pour sa part, le ministre de l'Economie et des Finances, Hakim Ben Hammouda, a indiqué que la nouvelle constitution réaffirme dans ses articles 10 et 117 le rôle principal de la Cour des comptes en matière de gestion des finances publiques. Il a mis l'accent sur l'importance du rôle que va jouer la cour dans la bonne gestion des deniers publics dans les prochaines années compte tenu la baisse des ressources financières et l'augmentation des dépenses en raison des difficultés économiques que connaît le pays.