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1000 greffes rénales réalisées en Tunisie depuis 1986
Publié dans Leaders le 02 - 12 - 2009

Ainsi que nous l'avions annoncé lundi, la Société Tunisienne d'Urologie (STU) et à travers elle, la médecine tunisienne, étaient à l'honneur la semaine dernière à Paris à l'occasion de la remise au Président de la STU, le Pr Ali Horchani, de la médaille Félix Gyon lors de la tenue il y a une dizaine de jours, au Palais des Congrès, du 103ème Congrès Français d'Urologie. Cette manifestation constituait une première à laquelle les très nombreux médecins maghrebins présents ont été particulièrement sensibles.
Selon les renseignements fournis par le Pr Horchani, la STU est une jeune société scientifique créée en 1992 par les Professeurs Habib Boujnah, Lamine Smida et Ali Tahar Mosbah, qui en furent les trois premiers présidents. Le Professeur Mohamed Chébil en fut le quatrième.
Les urologues tunisiens sont actuellement au nombre de 186 dont près de la moitié (42%) exerce dans le secteur privé. Dans leur majorité, ils ont été formés dans les CHU du pays et sont tous passés par le concours -très sélectif- de résidanat. La densité médicale est de1urologue pour 60.000, taux relativement satisfaisant selon les données de l'OMS permettant une prise en charge active des uropathies dans le pays.
1000 greffes rénales réalisées depuis 1986
Les précurseurs de l'urologie tunisienne étaient tous des chirurgiens généralistes, anciens internes des hôpitaux de Paris. Ils exerçaient tous à Tunis au cours de la première moitié du XXème siècle soit à l'Hôpital Civil Français (ancêtre de l'Hôpital Charles Nicolle) soit à l'Hôpital Sadiki dans la Médina. Parmi eux nous citons : Jules Braquehaye, Brunshwig-le-Bihan et Gabriel Brun.
Le premier service d'urologie de Tunisie fut créé en 1912 par Plinio Soria, ancien interne des hôpitaux de Paris.
Le grand père de l'urologie fut Jean Cuenant père. Il publia en 1956 dans "la Tunisie Médicale" un article sur l'iléocystoplastie pour séquelles vésicales de la tuberculose rénale. Cette publication est apparue presque en même temps que la série de Roger Couvelaire qui en a mis au point la technique en 1951. Il exerça pendant plus de 50 ans dans les secteurs publics et privés.
Mais c'est le Pr Saadeddine Zmerli, qui est considéré comme le père et le fondateur des écoles tunisienne et algérienne d'urologie. Ancien interne des hôpitaux de Paris (1956-1960), il fut l'élève de Roger Couvelaire à l'hôpital Necker (1960-1963) avant de prendre en charge le service d'urologie de l'hôpital Mustapha Pacha à Alger de 1963 à 1973.
Il rentre à Tunis en 1973 pour inaugurer le premier service universitaire d'urologie du pays à l'hôpital Charles Nicolle. Ce service sera le creuset de formation de toute une pléiade d'urologues. Ceux-ci deviendront eux-mêmes maîtres d'école après l'obtention de l'agrégation en médecine auprès du maître, pour prendre ensuite en charge les principaux services d'urologie des 7 CHU du pays.
C'est ainsi que le nombre des urologues du pays est passé de 7 en 1973 à 186 en 2009 permettant un essor certain de l'urologie dans le pays grâce au développement de l'endourologie dans tous les services universitaires. La nephrolithotomie percutanée est de pratique courante depuis 1990, l'urétéroscopie depuis 1992 et la coeliourologie depuis 1995. Un grand nombre d'urologues réalisent les biopsies échoguidées de la prostate dans les CHU et dans les cliniques privées
Six services disposent d'unités d'urdoynamique. Quatre lithotripteurs extracorporels sont installés dans le secteur public et sept dans le secteur privé. Cinq centres de transplantation rénale ont réalisé 1000 greffes rénales depuis la première réalisée par Professeur Zmerli à l'hôpital Charles Nicolle de Tunis en 1986. Qunize unités d'urologie dans les services de chirurgie générale des hôpitaux régionaux non universitaires permettent la prise en charge des actes courant de chirurgie et d'endoscopie.
Il est à signaler également que depuis plus de quinze ans, la Tunisie a développé le tourisme médical dans tous les domaines de la santé et particulièrement en urologie. La modernisation des installations médicales et la mise à jour des équipement ont permis aux différents centres médicaux, surtout dans le secteur privé d'être fréquentés par des patients venant de Libye, Mauritanie, Mali, Tchad, Guinée et de l'Est algérien.


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