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Samir Gharbi: Stop à l'islamophobie
Publié dans Leaders le 08 - 11 - 2019

Une grande manifestation est prévue dimanche 10 novembre à Paris pour dire «Stop à l'islamophobie». A l'origine de cette initiative, il y a cette altercation entre un élu du Rassemblement National et une mère voilée (Fatima E.) lors du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, en France, le 11 octobre. Cette affaire a déclenché une nouvelle polémique «pour et contre» le port du voile en France. Puis, il y a eu l'attentat contre la mosquée de Bayonne le 28 octobre… De tels actes visent à stigmatiser les musulmans et à semer encore plus la discorde et la haine entre les français musulmans et les autres.
L'islam est la deuxième religion en France, avec environ 5 millions d'adeptes (dont plus de 110 000 convertis), soit près de 7% de la population française. Les Chrétiens sont majoritaires (65 %). Les juifs représentent presqu'1% (600 000) et les autres religions (moins de 2%). Les «sans» religion sont estimés à 25%. On dénombre en France près de 100 000 édifices religieux, dont 45 000 églises catholiques, 3 000 églises protestantes, 2 200 mosquées, 500 synagogues et 300 temples bouddhistes.
Le mouvement actuel anti-islamophobe vient longtemps après le mouvement SOS Racisme (1984) et son célèbre slogan «Touche pas à mon pote». Il fait partie du bouillonnement de la société française qui a choisi, depuis les années soixante, la politique de «l'intégration», politique qui montre depuis quelques années ses limites justement avec l'absence d'intégration et le communautarisme.
La lutte des musulmans qui se battent aujourd'hui en France pour leur dignité est un combat de longue haleine. Il faut qu'ils regardent les réalités en face: nombreux sont les musulmans qui ont réussi dans leur vie et leur intégration. Ils sont sortis de leurs «ghettos». Nombreux aussi sont ceux qui continuent à vivre et à subir la vie dans les quartiers où règnent les dealers de la drogue et autres trafics. Nombreux sont les musulmans qui veulent vivre «comme chez eux» (ils squattent les rues pour faire des «méchouis» et vendre leur bric et broc). L'Etat est relativement tolérant. Mais les «français de souche» le sont moins. D'où les affrontements avec la police et les autres. Les «bons musulmans» n'arrivent plus à faire entendre leur voie face à la montée du terrorisme en France même (j'ai recensé, de 1972 à 2019) plus de 140 actes terroristes liés à l'islamisme politique et au djihadisme.
Les musulmans majoritaires doivent se dire que la majorité des Français n'est pas contre eux. Ils subissent la réaction d'une minorité (et des politiciens qui exploitent les sentiments xénophobes). Ils doivent aussi se démarquer de tous les autres musulmans (moins de 1%) qui exploitent l'Islam à des fins politiques et haineuses.


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