On célèbre ce dimanche 19 juillet, la dernière confrontation militaire entre la Tunisie et la France qui remonte à 59 ans, alors que notre pays était indépendant depuis indépendant depuis 5 ans. La Tunisie qui exigeait depuis des années l'évacuation de Bizerte avait haussé le ton au début au début l'été 1961. Les travaux menés par la France sur la base aéronavale de Sidi Ahmed en avaient été l'élément déclencheur pour engager l'épreuve de force. Ils ont été perçus comme une manifestation de la volonté de la France de s'installer à Bizerte. Les combats qui se déroulent du 19 au 23 juillet se termineront par un véritable carnage pour le camp tunisien. On a parlé de milliers de victimes. Frais émoulu de l'école interarmes de Saint Cyr, le jeune lieutenant Saïd Elkateb, 25 ans débarque avec sa compagnie (85 hommes) à la station ferroviaire de Sidi Ahmed à proximité de la base aérienne. Il est surpris d'y trouver un chantier où des «chômeurs» s'apprêtent à creuser des tranchées à la limite des barbelés français «sans aucune idée de manœuvre». Le commandant Kortas, chef de la garnison de Bizerte qui vient lui rendre visite, se garde de lui préciser l'objet de sa mission.