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La réponse de Mechichi à Saïed : "Le populisme clivant, contre l'action bénéfique"
Publié dans Leaders le 26 - 01 - 2021

Offensif. Sanctuarisé. Le chef du gouvernement Hichem Mechichi n'a pas tardé à opposer sa riposte au procès que lui avait intenté la veille, le président de la République, Kais Saïed, lundi, en conseil de sécurité nationale. L'occasion lui en était offerte, mardi matin, à la faveur de son discours devant les élus de la nation, en présentation des nouveaux membres de son gouvernement. S'il a évité de désigner directement ou nommément le chef de l'Etat, Mechichi lui a décoché en pleine mire, des flèches affutées.
L'axe choisi par Hichem Mechichi dans son duel avec Kais Saïed est ce qu'il veut accréditer comme le populisme, clivant, destructif, séparatiste, contre l'action, concertée, harmonieuse, porteuse et bénéfique. Les petites phrases ne manqueront pas. « Un discours populiste qui fabrique de toutes pièces des combats imaginaires, faux, vomis par notre peuple », dira-t-il, avant de s'interroger : « Où en sommes-nous des revendications de la révolution ? ».
Une porte entre-ouverte
« Nous avons rompu avec la politique de la résignation, tête baisse avilissante », poursuit-il. Avec le système du président unique, du parti unique, de la pensée unique… ».
Poussant son adresse, Hichem Mechichi met en garde : "L'incitation à l'anarchie et la déconstruction et en faire un levier de pression, ne construira rien". Mais, laisse une porte entre-ouverte. « L'espoir demeure et le rattrapage reste possible, dit-il. Il est conditionné par la prévalence auprès de tous, d'une détermination d'action, de construction et de réforme. » Mais, aussi, « la rupture avec le populisme haï, pour favoriser l'action commune. »
Mechichi appelle à « une maturité des relations et leur rationalisation, et au respect des formes et l'attachement à la constitution. »
Le compte soldé, le chef du gouvernement passe à la présentation de ses nouveaux co-équipiers. Esquivant le bilan de ses cent premiers jours à la Kasbah, qu'il avait promis de soumettre, il se lancera d'emblée dans la sollicitation de nouveau la confiance de l'ARP. Dans un effet de manches, il dira qu'il ne s'agit pas d'un simple remaniement, mais d'une feuille de route pour son gouvernement, « un gouvernement de cohérence et d'action », dira-t-il.
Un leurre ?
Rien d'exceptionnel, une profession de foi qui reste sujette à concrétisation. Juste une poussée : la gestion de l'épineux dossier des entreprises publiques, sans lignes rouges. L'intention est bonne, la démarche annoncée laisse les Tunisiens dubitatifs. Créer une agence nationale qui en assurera la tutelle, c'est-à-dire, décider de tout. Le temps que cette agence soit créée, installée, opérationnelle, décisionnelle, beaucoup d'eau coulera et d'entreprises publiques sombreront. Ce leurre, nourri par des bailleurs de fonds de vieille mentalité, offre une échappatoire aux politiques : nous décidons de ne pas décider.
''Au Karcher''
Le débat commence. Succédant à un député affidé et laudateur, Zouheir Maghzaoui, ouvre le feu. « Partez ! » lancera-t-il. Inéluctablement, Abir Moussa lui emboîte le pas. Après l'intermède de Yadh Elloumi, demandant au futur ministre de la Justice, Youssef Zouaghi, de « traiter au Karcher » certains acteurs de la Justice.
Encore une longue journée qui s'annonce sous la coupole du Bardo.


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