La guerre en Iran vient tout chambouler dans les préoccupations des argentiers du monde devant se retrouver du 13 au 18 avril courant à Washington, lors des Réunions de printemps 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale. Le thème central prévu est : « Créer de la prospérité grâce aux politiques publiques ». Il repose sur un triptyque stratégique: stabiliser l'économie mondiale face aux chocs, relancer la croissance par des politiques publiques efficaces et accélérer le développement durable. Tout devient alors fort ambitieux, face aux grandes incertitudes de l'évolution de la guerre en Iran, et de ses répercussions non seulement sur la région, notamment les pays du Golfe, mais aussi l'économie mondiale. Au départ on croyait à une succession de chocs économiques, financiers et énergétiques,qui finiront par s'amortir dans le temps. Mais, voilà la planète tout entière qui est prise au-delà de l'ampleur du conflit militaire certes très forte, d'une panique généralisée. Les marchés financiers sont impactés, les chaines d'approvisionnement sont perturbées et des pénuries s'annoncent. Les analystes les plus avisés se perdent en conjectures. Les ministres des finances, les gouverneurs des banques centrales et les dirigeants d'institutions financières, qui se réuniront dès le lundi 13 avril au chevet de l'économie mondiale auront beaucoup de mal à identifier des fenêtres de relance. Les débats attendus à Washington DC reprendront les thématiques prudentielles : sécuriser les finances publiques, contenir l'inflation, accélérer les réformes structurelles favorisant la création d'emplois, stimuler l'investissement privé, et soutenir une croissance inclusive et durable. La stabilité financière internationale sera au cœur des échanges, tout comme la redéfinition du rôle des institutions multilatérales dans cette conjoncture et dans l'appui aux pays émergents et en développement particulièrement fragilisés. Les questions de l'eau, de l'adaptation au changement climatique, de l'innovation technologique, et de l'Intelligence artificielle sont incontournables. Mais la session 2026 des réunions du printemps du FMI et de la Banque mondiale gardera l'attention sur ce que décidera la Maison blanche, tout près du siège de ces assemblées.