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Le bilan globalement positif de Béji Caïd Essebsi
Publié dans Leaders le 21 - 10 - 2011

Après un court suspense, Le Président de la République, le Premier ministre et le Gouvernement cesseront leurs fonctions après les élections. Comme ils l'avaient promis. Dans une parfaite harmonie, Foued Mbazaa et Béji Caïd Essebsi ont assuré la continuité de l'Etat pendant cette transition démocratique, chacun à sa façon, le premier de manière discrète, ne se manifestant que dans les grandes occasions pour maintenir intact le prestige de l'Etat, le second en tant que chef de l'exécutif.
Pour avoir fait l'essentiel de sa carrière à son ombre tutélaire et à force de s'en réclamer et de le citer dans ses discours, Béji Caïd Essebsi a fini par ressembler à son mentor. Car tout, chez lui, rappelle Bourguiba : le sens de l'Etat, la force de caractère, la culture encyclopédique, l'éloquence, le sens de la repartie…Jusqu'aux intonations de la voix.
Si Béji a tenu 8 mois, sans doute les plus longs de l'histoire de la Tunisie où rien ne lui aura été épargné, ni les coups bas de ses adversaires politiques, ni les critiques des médias, ni même les lazzis irrévérencieux et en tout cas de mauvais goût de de certains «humoristes». En vieux routier de la politique, il a su malgré toutes les vicissitudes, conduire le pays à bon port avec le minimum de dégâts. Etudiant en droit à Paris à la fin des années 40, il a dû se rappeler cette phrase de Léon Blum, grand homme d'Etat français de cette époque : « La démocratie a droit à l'ingratitude ». Féru d'histoire, il a dû aussi avoir l'impression de revivre l'épopée de la révolution française avec ses périodes lumineuses et sa «Terreur» ; avec ses Condorcet et ses Robespierre et se faire finalement une raison.
Après sa nomination à la primature, BCE s'était juré de laisser, à son départ, le pays dans un meilleur état que lors de son arrivée, alors que tout tanguait autour de lui avec le délitement de l'Etat, l'impatience des jeunes à cueillir les fruits de la révolution, leur révolution, l'occupation des usines, les lock out, le blocage des routes, la fronde des magistrats et des forces de sécurité intérieure et surtout la révolution libyenne avec ses retombées sur l'économie, le tourisme plus particulièrement, le retour de nos émigrés et l'afflux des réfugiés libyens, africains et asiatiques
Effectivement, au terme de cette transition, on peut dire, sans minorer les difficultés qui nous attendent, que la Tunisie va mieux quand bien même l'autorité de l'Etat serait encore chancelante, l'économie s'est bien comportée et n'attend que le retour de la sécurité pour redémarrer ; la crise libyenne a été bien gérée ; la plupart des camps de réfugiés ont été démantelés ou transférés dans le pays voisin ; et surtout les élections ont eu lieu le 23 octobre comme prévu. «Les premières élections libres que le pays ait jamais connues», comme n'a pas manqué de le rappeler jeudi Si Béji...et de nous rassurer : « Il ne faut pas avoir peur du scrutin. Le peuple ne peut pas se tromper. Il fera le bon choix». Faisons donc confiance au peuple tunisien. Vox populi, vox dei.
Quand on contracte le virus de la politique, c'est pour la vie. On peut donc comprendre que BCE ressente quelque regret à quitter la place de la Kasbah. Mais comme il n'avait pas vu grandir ses enfants, il pourrait toujours se consoler en se disant qu'il a enfin l'opportunité, après une carrière politique bien remplie, de se rattraper avec ses petits-enfants. Néanmoins, Il peut être sûr que son nom restera dans l'histoire comme l'un des pères de la démocratie tunisienne..


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